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Farhad Khoyratty de l?université de Maurice

30 août 2003, 20:00

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« Campagnes de communication, campagnes de sensibilisation, je veux bien, c?est toujours mieux que rien. Mais je crois qu?au fond, ce genre de campagne comme celle sur l?utilisation du portable ne se limite généralement qu?à ceux qui sont déjà convaincus. » Farhad Khoyratty trouve en effet dommage de s?arrêter au portable alors que l?enjeu est ailleurs. « Il faudrait s?attaquer au vrai savoir-vivre, qui relève à mon avis de problèmes de société plus graves. » Quels sont ces problèmes ? Notre observateur estime qu?ici, on a souvent tendance à hiérarchiser. « Quand on téléphone dans un bureau et qu?on utilise le créole ou un mauvais français, on est tout de suite traité différemment. ça donne un sentiment d?exclusion-inclusion. Pour moi, c?est un manque de savoir-vivre

qui provoque des problèmes plus graves. » Selon lui, il faudrait cerner nos priorités. Le professeur est en faveur de plus de justice et de méritocratie. Il estime que cette dernière produit le savoir-vivre. « Une société où les policiers n?arrêtent que les vieux véhicules n?encourage pas le savoir-vivre élémentaire. Celui qui a du savoir-vivre passe alors pour un idiot. »

Dana Chengan du Macoss</B>

Dana Chengan, président du Macoss, trouve fort louable l?initiative de la Jeune chambre économique. « Le téléphone portable doit être utilisé à bon escient, sans que cela ne dérange. Trop souvent, les utilisateurs de cet outil oublient d?éteindre leur appareil ? dans les lieux de culte, par exemple. »

Il soutient que les Mauriciens sont courtois de nature, mais qu?avec la vie trépidante actuelle, on a tendance à oublier nos bonnes manières. « Pourtant les règles de base du savoir-vivre, le respect de l?autre, la modération dans le comportement, le langage utilisé, sont la base de la réussite individuelle », ajoute-t-il. Quoi qu?il en soit, Dana Chengan est confiant en l?avenir.

Il estime que toute la société doit coopérer, en particulier les parents et les enseignants des écoles primaires. « Ils ont un grand rôle à jouer pour que le retour aux bonnes manières ne soit pas une utopie. »

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