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Faire échec à la fatalité

28 septembre 2006, 00:00

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Les élèves du collège Keats, faisant partie de la Civic Action Team (CAT) 2006, ont décidé de prendre le scalpel pour enlever les maux qui minent la bonne santé du monde de l?éducation, les faiblesses des apprenants et leurs conséquences sur la vie scolaire des élèves. ?Les études effectuées auprès des familles dans cette région ont révélé que beaucoup d?enfants souffrent de malnutrition?.

Cette initiative fait suite à ce qu?ils ont découvert après un diagnostic complet des problèmes qui sont liés à l?éducation et le cadre de vie des élèves. C?était lors d?un brainstorming du comité de CAT lors d?un atelier de travail résidentiel à Anse-La-Raie il y a quinze jours sous la supervision de deux enseignantes : Letchimie Ramsamy et Roosaye Rassool. Cette dernière supervise le travail de Keatscat.

Les membres sont Nevin Erjoduchiniah, leader, Avinash Esseea, vice -leader, Arshad Beeharry, Chuntish Ganta, Vishnudev Nursia et Jonathan Thierry Ontah.

Pour une approche plus professionnelle, les membres ont regroupé les problèmes sous quatre items différents.

(i) Les faiblesses des apprenants

(ii) L?influence sur leurs pairs

(iii) Absentéisme, et indiscipline

Selon les observations faites par les animateurs de CAT, les faiblesses de l?apprentissage sont plus particulièrement liées à la pauvreté, qui entraîne la malnutrition. Il y a aussi le divorce, les cellules familiales surpeuplées, l?alcool, le manque d?intérêt des parents à l?éducation de leurs enfants, l?attitude irresponsable des enseignants, l?absence de bonnes qualifications des enseignants, le manque d?infrastructures pour encadrer les enfants.

?Vu l?intérêt qu?ils portent à ces sujets, on devine facilement que ces élèves n?acceptent pas ces cruelles vérités comme une fatalité mais sont plutôt déterminés à relever les défis pour que la société soit sensibilisée face à ces problèmes?, explique Letchimie.

Jonathan Ontah et les autres membres étaient présents à un séminaire résidentiel de deux jours tout récemment à Anse-La-Raie pour étudier en profondeur les implications et dégager ensemble un plan d?action pour trouver ensemble des solutions.

?J?ai appris beaucoup des choses sur le Sida, cette maladie qui prend des proportions inquiétantes à Maurice parce que nous avons eu la possibilité de discuter ouvertement de ce sujet?, explique Nevin Erjoduchiniah.

Jonathan Ontah a été impressionné par les explications du marketing manager du National Investment Trust sur les facilités accordées pour l?achat d?ordinateurs qui, dit-il, sont des outils précieux pour aider à progresser dans les études.

Vishnudev Nursia, membre du CAT, est sorti grandi sur le plan personnel de ce séminaire. ?Nous avons vécu une très grande expérience en communauté, une expérience qui m?a beaucoup marqué?, dit-il.

Outre cette expérience enrichissante, les membres de CAT ne se sont pas contentés des causeries des différentes personnalités qui ont abordé plusieurs sujets mais ont cru aussi utile de mettre en place un comité pour faire le suivi du plan d?action sur des sujets abordés plus haut. Le plan d?action vise à organiser des rencontres régulières entre enseignants et parents d?élèves, organiser des causeries sur des sujets comme l?attitude positive, la création d?un site e-mail pour que le public puisse entrer en contact avec les membres du collège faisant partie de CAT, et ainsi, clarifier certains points qu?ils jugent utiles concernant l?éducation.

Pour aider à surmonter ces problèmes liés à la faiblesse de l?apprentissage, les membres de CAT pensent qu?il est important d?organiser régulièrement des débats sur l?éducation avec des psychologues, des professeurs de l?université, des inspecteurs d?école pour qu?ils partagent leur expérience sur les techniques qui encourage les élèves à avoir une attitude positive vis-à-vis de l?éducation.

Sont également prévus des ouvrages spécialisés sur la méthodologie pour aider à la préparation des sujets avec l?aide des chefs de service et d?autres responsables du collège Keats.?Il est de notre devoir de responsabiliser les jeunes pour qu?ils puissent contribuer de manière positive à construire la nation mauricienne?, dit Clément Wong, le deputy rector.

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