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Exécutés pour vol de radio K7
La recrudescence de l’insécurité à Vangaindrano a incité les habitants à se défendre. Un pacte villageois approuvant la peine de mort fait quatre victimes.
Scène macabre. Quatre personnes arrêtées pour vol de radio K7 ont été exécutées, dans la commune rurale de Vohitrambo, dans le district de Vangaindrano, le week-end dernier. Cette peine de mort est due à l’application d’un pacte villageois de sécurité baptisé. “Dina menavozo”, mis en vigueur depuis l’année dernière. Au sens propre du terme, “menavozo” autorise la décapitation d’un délinquant ou d’un criminel, après délibération de la collectivité locale.
Selon l’information recueillie auprès de la gendarmerie de Vangaindrano, par le biais du service de la relation publique de la gendarmerie nationale, au Toby Ratsimandrava, trois des victimes ont déjà été enterrées.
L’une se trouvait encore sur le lieu de l’exécution quand les autorités régionales ont appris le fait. Pour examiner de près la situation, le commandant de compagnie de la gendarmerie de Farafangana a été dépêché sur les lieux.
Ce drame partage ainsi les avis des autorités, aussi bien étatiques que coutumiers. Certains le qualifient d’une sorte d’exécution sommaire, bafouant la convention internationale relative au respect des droits de l’homme. D’autres, dont le député de Vangaindrano, Alphonse Randrianambinina, trouvent dans cette affaire l’incapacité du gouvernement à assuré la sécurité dans ces régions. En février 2006, une réunion a été tenue dans la localité pour justement trouver des solutions à la problématique de l’insécurité.
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