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Du rêve au cauchemar, l?enquête stagne de nouveau

25 septembre 2004, 20:00

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Les folles « révélations » de la semaine dernière dans l?affaire Nadine Dantier font place à un scénario pour le moins navrant.

La « fabulatrice » Nadine Chaton et le sergent James Mardi règlent maintenant leurs comptes à travers des entretiens par presse interposée. Chacun y va de son couplet contre l?autre (voir l?interview du sergent Mardi en pp. 18-19).

Le policier accepte de dire pourquoi il croit au récit de sa cousine par alliance mais refuse de donner de plus amples détails sur les relations qu?il entretenait avec elle.

« Le récit de Nadine Chaton me paraît toujours plausible», déclare le sergent alors que celle-ci maintient qu?elle a fait un « rêve » sur le crime d?Albion en juillet 2003, un mois après les faits.

Partie se réfugier chez ses parents à Petit-Bel-Air, elle soutient avoir fait ses déclarations aux enquêteurs de la Major Crime Investigation Team (MCIT) sur les instructions de son amant.

«Mo ena linpresyon Mardi inn piez mwa. Monn rev troi dimoun ki ti pe viol ene tifi ou enn fam dan enn bwa. Ler noun zwen sa zourla, monn rakont Mardi mo kosmar» confie-t-elle, à l?express.

« Linn dir moi ekrir kuma bann dimun la ete. Monn explik ki ti ena enn nasyon, enn lot impe sov divan, ek enn lot impe age, environ 45-50 bananer. Enn la so figir ti paret mover. Ler mo dir li sa, li dir mwa li pareil kuma case Dantier. »

C?est par la suite, dit-elle, que le sergent lui a recommandé de relater ce rêve à des collègues sans toutefois mentionner que c?était un songe.

« Si elle dit qu?elle a rêvé, c?est qu?elle a sans doute dû abuser des épisodes d?X-Files. Mais ça n?y ressemblait pas du tout», réplique James Mardi.

Nadine Chaton rétorque qu?elle a bien dû dérouler son récit aux limiers de la MCIT afin que son amant ne perde pas la face.

Toutefois, pressée de question, elle finit par céder. «Lorsqu?ils m?ont demandé l?identité de celui qui était avec moi, j?ai bien été forcée de leur dire la vérité. Je n?ai jamais été à Albion ce jour-là. »

Nadine Chaton nie avoir également avoir accusé Jean-Yvon Dantier, le beau-père de la victime, ou Marcelin Azie, l?accusé principal. Dans ses élucubrations elle lâche: « Je ne les ai pas identifiés formellement, j?ai dis qu?ils ressemblaient aux hommes que j?avais décrits.»

Tandis que James Mardi est en repos forcé après sa libération sous caution, Nadine Chaton est loin de sa famille, rejetée par son mari, Jean-Noël. « Call mwa line pane call mwa depi line sorti. Tou mo kamuad pe prend plaisir ar mwa aster, » lançait ce dernier jeudi soir.

A Albion, on attend toujours de connaître la vérité sur l?assassinat de Nadine Dantier. Quant à la police, elle a procédé à l?interrogatoire des proches de la victime cette semaine pour tenter de savoir si l?un d?eux n?est pas de mèche avec le duo Mardi-Chaton.

D?un coté les amants n?auraient que fait perdre son temps à la police. De l?autre, ils ont sali un proche de la victime. Pour l?heure, la police reprend son travail de fourmi pour tenter de retrouver le «deuxième homme» dans le meutre de Nadine Dantier en fin d?après-midi du 25 juin 2003.

Même les dénonciations par lettres anonymes ne sont pas dédaignées. Mais la prudence est de mise, attention à un nouvel épisode Chaton?

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