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Du machiavélisme de premier ordre
Saw III est la suite des films Saw et Saw II réalisés par Darren Lynn Bousman ; il est sorti le 27 octobre 2006 à l’occasion d’Halloween aux États-Unis, et le 22 novembre 2006 en France, où il a été interdit au moins de 18 ans.
Le Tueur au puzzle a disparu. Avec sa nouvelle apprentie Amanda (Shawnee Smith), celui qui tire les ficelles des jeux cruels et complexes qui ont terrifié une communauté et dérouté la police a échappé à la capture. Pendant que la police se démène pour tenter de remettre la main sur lui, ce génie criminel a décidé de reprendre son jeu terrifiant avec l’aide d’Amanda. Le docteur Lynn Denlon et Jeff ne le savent pas encore, mais ils sont les nouveaux pions de la partie qui va commencer...
Les “jeux”</B>
Les jeux ou pièges sont étudiés par le machiavélique criminel qui impose à ses victimes des choix sadiques pour s’en sortir, ici encore dans ce nouvel opus nous en retrouvons une série.
Les chaînes : au Lionsgate Film Panel de 2006 à San Diego a été diffusée une scène montrant un homme seul et enchainé dans une salle de classe. Son jeu : sortir de la pièce avant que la bombe remplie de clous posée à coté de lui n’explose. Pour cela, il doit s’arracher les chaines accrochées à sa peau.
Éventration : une femme est suspendue dans un appareil dont les griffes sont passées dans son ventre. Devant elle, un bac rempli d’acide dans lequel une clef est en train de se dissoudre. Son jeu : plonger sa main dans le bac d’acide afin de récupérer la clef avant que celle-ci ne soit dissoute et avant que la machine ne se déclenche, l’éventrant de façon brusque.
Lynn, une médecin qui néglige son mari et ses enfants, et qui ne se préoccupe plus beaucoup de ses malades, est enlevé par Amanda qui l’emmene au chevet de Jigsaw. Elle se retrouve avec un collier autour du coup relié au moniteur cardiaque du tueur et devra veiller à ce que celui-ci vive le temps de voir son dernier jeu s’accomplir. S’il meurt ou si elle s’enfuit, son collier explose.
Jeff, un homme dont le fils a été tué par un chauffard qui n’a écopé que d’une peine de prison légère, devra subir une série d’épreuve et à chaque fois devra faire le choix de souffrir et de pardonner ou tuer ceux qui sont à l’origine de sa peine.
Douche froide : un des pièges révélés dans l’accroche montre une femme suspendue dans une chambre froide. Elle aurait pu aider Jeff par son témoignage dans l’accident et ainsi envoyer le chauffard en prison pour plusieurs années, mais elle a fait le mauvais choix de s’enfuir et de ne pas témoigner. Autour d’elle, une structure qui projette de l’eau sur son corps nu, un acte de torture similaire à celui conçu par l’infâme Elizabeth Bathory, Jeff devra choisir entre se brûler au froid pour récupérer la clef qui la libérera ou la laisser mourir gelée dans la glace qui recouvre son corps.
Noyade : le juge qui a prononcé la peine légère de prison est enchainé au fond d’une cuve qui se remplit lentement des entrailles de porcs avariés et broyés. Jeff devra faire le choix de brûler toutes les affaires de son défunt fils pour récupérer la clef qui le libèrera ou le laisser se noyer.
L’écartèlement : le chauffard qui a écrasé le fils de Jeff est accroché sur une structure qui va lui tordre tous les membres de son corps. La clef pour le libérer est reliée à un fusil ; Jeff devra choisir entre recevoir une décharge de chevrotine pour le libérer ou le regarder mourir disloqué dans la machine.
Le pardon : une dernière épreuve attend Jeff, la plus terrible de toute, celle auquel personne ne voudrait être confronté. Mais il ne sera pas seul à devoir l’affronter...
Avec la complicité de sa nouvelle apprentie Amanda, le manipulateur qui se cache derrière les jeux cruels qui ont horrifiés la communauté et mis à mal la police locale, s’est à nouveau échappé et reste introuvable.
<B>Jigsaw a disparu</B>
Alors que les policiers tentent de le localiser, le docteur Lynn Denlon (Bahar Soomekh) ne se doute pas qu’elle est devenue la nouvelle pièce maîtresse sur l’échiquier diabolique de Jigsaw.
Une nuit, alors qu’elle termine son service, Lynn est kidnappée puis menée dans une maison abandonnée où elle va rencontrer Jigsaw (Tobin Bell), cloué au lit, agonisant. On lui explique qu’elle devra le maintenir en vie le temps que Jeff (Angus Macfayden), une autre de ses victimes, ait achever l’un de ses jeux machiavéliques.
Lynn et Jeff vont donc devoir faire leur chemin aux travers de chacun des tests, plus vicieux les uns que les autres et ce sans se douter que Jigsaw a prévu un plan encore plus ambitieux pour chacun d’eux.
Une intrigue à rebondissements</B>
Déception, mécontentement, voire rage, tels seront bien les maîtres mot qui résumeront notre propos à l’évocation de ce dernier tome du destin tragique de John Cramer, alias Jigsaw le malade (dans sa tête, dans son coeur). Et les dernières péripéties d’une production évoquées ces derniers temps, par l’interdiction faite aux moins de 18 ans d’accéder aux projections, ne ressemblent d’ailleurs qu’à une ultime campagne de communication venant soutenir une sortie bancale prévisible...
Plus on avance, plus on recule, serions-nous tentés d’observer... Avec James Wan, le premier tome donnait naissance à un machiavélisme de premier ordre, entre thriller et horreur. Quelque chose, en fin de compte, qui tenait à la gorge, et cela jusqu’à la fin. Le suspense menait la danse. Avec Darren Lynn Bousman, quelques mois plus tard, on tombait quelque peu dans le lieu commun – une intrigue à rebondissements, certes, mais qui ne jouait pas franchement la nouveauté, puisque les bases avaient été dictées par Wan.
Avec Saw 3, on atteint le néant cinématographique ! Pas vraiment, si l’on veut être conciliant. Mais une question demeure ! Mis à part le fan de la trilogie, qui trouvera son contentement avec ce nouvel épisode ? Certainement pas le nouveau spectateur.
Saw 3 apparaît plus comme le prequel de toute une oeuvre plutôt qu’une réelle avancée constructive quant aux rapports unissant le bourreau Jigsaw à son élève Amanda. Bien sûr, ici, tout sera expliqué, justifié. Mais cette vérité apparaît bien mince, et tellement mal construite par rapport à toute l’angoisse ressentie dans les précédents épisodes.
Dans ce sens, à celles et ceux qui n’auraient pas encore miré les précédents numéros, on leur conseillera de regarder l’avant, puis de scruter l’après - si nécessaire bien sûr. Les tortures morales et surtout physiques d’hier trouvaient leur utilité dans le jeu perfide. Là, elles sont plus sujettes à contenter un certain voyeurisme morbide (et puis, en toute honnêteté, d’autres ont fait bien pis avant).
Les mécanismes demeurent strictement les mêmes, l’intrigue s’essouffle en longueurs pesantes, le jeu des acteurs semble dérisoire. La futilité règne en maître. Chaque élément du film semble avoir été scellé avec la plus mauvaise des colles. Darren Lynn Bousman donne l’impression d’avoir pressé un concept jusqu’à la dernière goutte, de s’être servi d’une attente et de non dits pour façonner un ultime chapitre qui tient bien plus de l’action commerciale que du cinéma de genre.
Provoked
<B>L’histoire d’une femme battue</B>
L’histoire du film est basée sur l’histoire vraie d’une femme, Kiranjeet Ahluwalia, dont l’histoire a été adaptée dans un livre par Rahila Gupta “Cercle of light”.
Le début du film pourrait être un “masala” made in Bollywood. Kiranjit (Aishwarya) se marie avec un homme, Deepak Ahlumalia (Naveen Andrews) qui vit à Londres alors qu’elle a toujours mené une vie simple au Penjab en Inde.
C’est une chance inestimable pour une jeune femme de classe sociale plus que modeste d’être emmenée en Angleterre pour commencer une nouvelle vie dans de meilleures conditions.
Tout est découverte pour la jeune Kiranjit qui pense mener une vie parfaite. Mais voilà. À ce moment-là, la vérité se révèle bien cruelle et éclabousse ses rêves beaucoup trop brutalement.
Il s’avère que son mari Deepak, en plus d’être alcoolique, prend un malin plaisir à la torturer physiquement mais aussi mentalement lors de ses crises de beuverie.
Elle donne naissance à deux enfants mais cela ne change en rien le comportement violent de Deepak. Les accès de violence dont elle est victime sont de plus en plus répétés et la laisse meurtrie et terrorisée. Elle continue de subir ce calvaire et souffre silencieusement pendant plus de dix ans. Mais un jour, Kiranjit, dans un acte désespéré, brûle son mari pour regagner non seulement sa liberté mais sauver également sa vie.
Accusée de meurtre au premier degré, elle est condamnée à l’emprisonnement à vie.
Le film a été présenté au Festival de Cannes en mai dernier et il semble avoir reçu de bonnes critiques par les médias internationaux. Il a aussi fait, en juin dernier, l’ouverture du Festival de film des IIFA 2006 (Académie indienne internationale de film) à Dubayy.
La légitime défense est-elle un motif recevable dans une justice qui condamne le meurtre ? Ce film donne une réponse approximative.
“Sa douleur était inimaginable. Sa solution, impensable.” Voilà ce que l’on peut lire sur l’affiche du film, quelques lignes qui présagent l’ambiance dramatique dans laquelle baignera le scénario. Combien de temps une femme peut-elle subir la violence et les viols répétés par un mari alcoolique et sadique ? Une question dont la réponse est la trame même du film.
La violence conjugale est un phénomène répandu, accru dans les pays où l’inégalité des sexes reste un motif culturel d’abus.
L’Inde est le pays qui compte le plus grand nombre de femmes soumises à un statut très inégalitaire par rapport aux hommes.
La violence contre les femmes et les filles est un problème universel de proportions épidémiques, mais les coûts humains restent souvent invisibles.
Au moins une femme sur trois dans le monde a été battue, forcée d’avoir des rapports sexuels ou brutalisée d’une autre manière au cours de sa vie. Dans le réel, Kiranjeet Ahluwalia a bien été condamnée pour le meurtre de son mari en 1989 et condamnée à l’emprisonnement à vie.
Touchée par son histoire, une détenue demande à lord Edward Foster (Robbie Coltrane), avocat de métier, de revoir sa situation et de l’aider à retrouver la liberté…
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