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Dix-huit jeunes tués alors qu’ils jouaient au football

1 mars 2007, 00:00

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Douze enfants et six femmes ont péri avant-hier dans un attentat à la voiture piégée en Irak, où les autorités comptent accueillir prochainement une conférence internationale pour mettre fin au conflit assimilé à une “guerre civile” par le renseignement américain.

La violence meurtrière a également frappé Bagdad, où 16 civils ont été tués par l’explosion de voitures piégées, des bombes et des tirs d’obus, alors qu’à 370 km plus au nord, six policiers ont péri dans un attentat suicide au camion piégé contre leur poste à Mossoul.

Près de la ville de Ramadi, dans la province rebelle sunnite d’Al-Anbar, des “bandes terroristes ont commis aujourd’hui un crime visant des enfants innocents qui jouaient. Cet acte lâche a coûté la vie à douze enfants et six femmes”, a déclaré le bureau du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki.

L’attentat a eu lieu à proximité d’un terrain de football à Al-Warar, un village proche de la ville de Ramadi, la capitale de la province, a précisé le bureau dans un communiqué transmis aux journalistes.

Un bilan précédent fourni par un responsable du ministère irakien de la Défense, faisait état de la mort de 18 enfants tués dans un attentat alors qu’ils jouaient au football près de la ville de Ramadi.

L’un des dirigeants d’une alliance tribale opposée à Al-Qaeda dans la province, cheikh Hamid al-Haïs, a aussi confirmé que des enfants, le plus vieux étant âgé de 15 ans, avaient péri dans l’attaque. Mais l’armée américaine, déployée dans la province d’Al-Anbar où elle combat l’insurrection sunnite, a indiqué ne pas disposer d’informations sur la mort d’enfants à Ramadi.

Elle a en revanche annoncé que 30 personnes avaient été blessées dans une opération de destruction d’armes saisies dans cette ville.

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