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Démissions et suspensions en cascade à la NHDC
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Démissions et suspensions en cascade à la NHDC
L?assistant General Manager de la National Housing Development Company (NHDC), et huit autres cadres ont reçu leurs lettres de suspension hier. La direction leur reproche d?avoir acheté des appartements de la NHDC aux Résidences Corsaire, à Mont-Choisy, au nom de leurs enfants, en contournant le système.
De plus, trois membres du conseil d?administration ont démissionné de leur poste dans le sillage de cette affaire. Ces derniers, dont deux fonctionnaires (représentants du ministère) et l?un de la State Insurance Company (Sicom), siégeaient au conseil à l?époque. Ils avaient donc donné le feu vert pour la vente de ces maisons à ces cadres.
Une de ces fonctionnaires a également pris contact hier avec un homme de loi pour connaître la marche à suivre. Ils étaient notamment Administrative Manager, Project Manager, Finance Manager.
Cinq de ceux suspendus occupent le poste de manager alors que les trois autres sont des cadres de la compagnie. Outre ces personnes, il y a le directeur général adjoint et l?ancien directeur général, Eshan Khodabocus, qui s?est retiré de la compagnie cette année-ci.
La direction de la NHDC ne souhaite toujours pas commenter publiquement cette affaire. Elle nous renvoie à son conseil légal, Joy Beeharry. Or, celui-ci n?était pas disponible, hier.
<B>?Gros problème d?étique?
Un des membres du conseil d?administration soutient ?qu?éthiquement, nous avions à gérer un gros problème. Certains se sont arrogé le droit de faire ce qu?ils voulaient lors de l?achat de ces maisons. Il était impératif de prendre des actions en attendant que l?enquête de l?Independent Commission against Corruption (Icac) porte ses fruits?.
Le conseil d?administration, sous la présidence d?Ansustosh Gunputh, s?est réuni vendredi après-midi pour faire le point de la situation. La décision de suspendre les cadres avait alors été entérinée. L?Icac a assiégé la compagnie depuis mercredi pour mettre la main sur des documents.
Ashock Jugnauth, qui a déterré le dossier, il y a trois semaines, espère trouver la lumière au bout du tunnel. ?Il ne faut pas avoir que des enquêtes. Il faut encore que des sanctions suivent. C?est une première étape la suspension. Il faut encore que de telles situations malsaines ne se reproduisent pas.?
Il rappelle que ces maisons étaient destinées aux familles de la classe moyenne : ?Comme on avait prévu des types Firinga et qu?on les subventionnait, il faillait avoir des profits ailleurs. D?où la construction de ces maisons destinées aux fonctionnaires et familles ayant entre Rs 15 000 et Rs 25 000. Pas ceux ayant plus de Rs 45 000. C?est scandaleux.?
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