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Critère de promotion : le ministère se rétracte

29 avril 2008, 00:00

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Le critère d?ancienneté sera-t-il maintenu pour nommer les assistants maîtres d?école ? C?est, a priori, le souhait du ministère de l?Education qui aurait fait une demande en ce sens auprès du Pay Research Bureau (PRB) à travers un agenda envoyé à ce dernier.

Jusqu?ici, c?était un mélange d?ancienneté et de compétition qui était favorisé. La moitié des recrutements allait se faire en tenant compte du nombre d?années de service et les autres 50 % après un concours déterminant les plus méritants.

Or, suite aux protestations et démonstrations de force de certains syndicats, la Government Teachers? Union (GTU) en tête, le ministère aurait préféré revoir sa position.

C?est l?option ancienneté pour le recrutement d?assistants maître d?école et la compétition entre ceux de ce dernier grade pour la nomination de maîtres d?école qui aurait la faveur des autorités.

Reste que c?est quand même le PRB qui a le dernier mot. Et sa proposition devrait être officielle d?ici fin mai.

La classe syndicale est plutôt divisée sur la question. Alors que la GTU, principal représentant des enseignants, et la Government Hindi Teachers Union (GHTU) se trouvent dans le camp des anti-changements, la General Purpose Teachers? Union et l?Association of Professional Mentors (APM) souhaitent que les nominations se fassent par le biais d?une compétition ouverte.

«Le critère d?ancienneté doit rester, même si nous sommes ouverts à des consultations pour améliorer la formule actuelle», déclare Vinod Seegum, président de la GTU. «Comme nous l?avons déjà vu dans le passé, la sélection par le biais de la compétition ne garantit pas contre des interventions politiques et autres», poursuit-il.

Ashik Junglee, président de l?APM, déplore pour sa part, «ce revirement», si revirement il y a. Il trouve que la formule appliquée depuis 1993 est «en nette contradiction avec le concept d?une éducation de qualité que le ministère veut promouvoir. Nous évoluons à contre-courant». Il souhaite que Maurice s?inspire de ce qui se passe dans des pays asiatiques tels que Singapour et la Chine «où l?on trouve des jeunes cadres de 30 ans dans le domaine éducatif, choisis pour leurs compétences».

L?ancienneté fait débat dans le secteur. Et il ressort que la majorité préférerait le statu quo. Une pétition, pilotée par la GTU et signée par 3 200 enseignants du primaire sur les quelque 5 600 que compte le pays, a récemment été envoyée au Premier ministre, au ministère de l?Education et au PRB.

Le 29 mars, environ 2 500 enseignants (selon la GTU, organisateur de l?événement) avaient marché dans les rues de Port-Louis contre l?abolition de l?ancienneté dans le recrutement des chefs d?établissement et leurs assistants.

<B>Les profs veulent un alignement des salaires avec ceux du secondaire</B>

La principale revendication des syndicats du primaire est un alignement salarial avec la pratique dans le secondaire. Un professeur du primaire débute sa carrière avec Rs 8 025 contre Rs 10 075 au secondaire. Pourtant, depuis le dernier rapport du «Pay Research Bureau», les mêmes qualifications, c?est-à-dire un «Higher School Certificate», sont nécessaires pour débuter dans l?enseignement, même si, au secondaire, les détenteurs d?un diplôme universitaire ont préséance. «Nous travaillons dans un environnement plus difficile et notre charge de travail est plus élevée. Il est donc tout à fait normal que nous soyons alignés avec ceux du secondaire», dit Vinod Seegum, président de la «Government Teachers? Union».

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