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Cinéma australien un festival à découvrir
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Cinéma australien un festival à découvrir
La quatrième édition du Festival du Film australien tient une fois encore toutes ses promesses. Il se tient au Théâtre Serge Constantin à Vacoas jusqu?à mercredi prochain. Faites-vous le devoir d?y aller, c?est gratuit et enrichissant.
« Je suis heureuse de faire partie de cette fenêtre ouverte sur l?Australie, » a déclaré Cate Shortland, lors de l?ouverture de la quatrième édition du Festival du film australien mercredi dernier. Cette dernière, scénariste et réalisatrice australienne, est l?invitée d?honneur de ce festival. Acclamée par la critique australienne en 2004, alors que Somersault, son premier long-métrage raflait quatorze prix décernés par l?Australian Film Institute, Cate Shortland est la preuve même que le cinéma australien est aujourd?hui à la croisée des chemins.
Si le cinéma de cette île continent est aujourd?hui porté à Hollywood par Nicole Kidman, Hugh Jackman, Toni Collette ou encore Mel Gibson, et que l?Australie est devenu un immense studio pour des films comme Matrix, Moulin Rouge !, les super productions de George Lucas et le film d?animation Happy Feet, le cinéma australien est aussi porté par des productions indépendantes. Ce festival propose aux cinéphiles mauriciens de découvrir ces productions et de connaître par conséquence, la trajectoire de cette nation, sa culture, ses préoccupations, ses mythes et son âme, au-delà des vastes paysages et des conflits qui habitent les personnages.
Somersault, à voir ou à revoir, demain lundi 19 février à 19h30, est de ce genre-là. Cate Shortland y retrace le périple de Heidi, une adolescente de seize ans, magistralement interprété par Abbie Cornish. A la suite d?une violente dispute avec sa mère, Heidi abandonne la demeure familiale pour tenter de vivre en indépendante.
Broyée par la solitude et par le manque d?argent, cette jeune fille perdue va apprendre à ses dépens à décrypter ses propres émotions et à comprendre celle des autres. Film poétique par excellence, Somersault joue infiniment sur les sens et les émotions. « Pour moi, le cinéma est inspiré par les réalités de la vie. Il ne s?agit pas uniquement de raconter une histoire, mais de la rendre crédible par le biais des émotions que la caméra peut capter, » explique Cate Shortland.
La caméra de cette dernière suit, pas après pas, l?évolution de ce personnage qui passe ainsi de l?enfance à l?adolescence, sans la juger, mais en la contemplant dans une lumière pure et sobre, à coups de musique engageante et prenante. On en sort hébété devant tant de beauté, captivé par le regard d?une femme sur une autre qu?elle se plaît à voir grandir. « Ce film est un tableau, » s?est extasié Krishna Luchoomun, peintre et aspirant cinéaste, à la sortie du film.
Deux autres films sont encore à l?affiche de ce festival du film australien : Peaches, mardi 20 février à 19h30 et Hotel Sorrento, ce mercredi 21 février à 19h30. La diffusion de ces deux longs-métrages est précédée par la diffusion de deux courts-métrages, Danya, le mardi et Harvie Krumpet le mercredi. L?entrée est gratuite. Billets à retirer au Théâtre Serge Constantin à Vacoas, une demi-heure avant la projection.
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