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Certains marchés pourraient fermer

6 juillet 2006, 00:00

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La commission de santé du conseil des districts de Grand-Port-Savanne a pris cette décision après une étude que Ramesh Basenoo, président du conseil des districts a commanditée pour estimer le coût des opérations de ces marchés annuellement et les sommes qui y sont investies pour leur fonctionnement.

“Nous ne pourrons plus continuer à injecter de l’argent sans avoir des revenus en retour”, dit-il. Il cite le marché de Souillac où Rs 600 000 sont requises annuellement comme salaires, l’entretien des locaux et autres dépenses alors que les revenus tourneraient autour de Rs 10 000 seulement. “Nous avons référé toute la question aux conseillers des villages où il y a des marchés.”

Ceux qui pourraient ne plus être opérationnels sont ceux de Souillac, de Rivière-des-Anguilles, de Chemin-Grenier et de L’Escalier.

“Il nous faudra trouver d’autres sites pour la mise en place de nouvelles infrastructures, des emplacements moins coûteux et qui pourraient être utilisés de manière judicieuse pour une meilleure gestion. Nous allons certainement considérer tous les aspects entourant la fermeture des marchés”, insiste Basenoo.

En ce qui concerne la gestion du marché de Souillac, cette étude a également révélé qu’il faudrait une meilleure gestion.

Critiques</B>

Pour celui de Chemin-Grenier, il a déjà fait l’objet de sévères critiques de la part des habitants sur l’état du marché, les conditions insalubres dans lesquelles se vendent les marchandises ou le manque d’hygiène sans oublier les chiens errants qui viennent rôder dans les parages. “Cette situation dure depuis des années. Il faut trouver des solutions. C’est une honte pour le village”, lâche un chauffeur de taxi qui opère tout près de ce marché depuis plus de trois ans.

L’intervention de la Mauritius Society for the Prevention of Cruelty to Animals (MSPCA) aété sollicitée en attendant que le conseil des districts de Grand-Port-Savanne prenne une décision. Les habitants ont aussi fait état de l’absence de marquage pour définir les périmètres des étals, une source de conflit entre les maraîchers. “Ena parmi pas ti respecté zot limit. Zot ti passe zot la vie diskite”.

Discussions</B>

Au marché de Mahébourg, la situation pourrait prendre une tournure positive. Ramesh Basenoo a déjà eu des discussions pour revoir complètement la gestion. Il compte intervenir pour que tous les maraîchers opèrent à l’intérieur du marché. Une situation souvent dénoncée par ceux qui occupent légalement des espaces à l’intérieur.

“Nous souffrons énormément de la présence de maraîchers qui exposent leurs légumes et d’autres produits à l’extérieur”, explique Deonarain Jotty, 58 ans. Ce maraîcher travaillait depuis plus de quarante ans dans l’ancien marché. C’était avant la construction du nouveau.

Avec le nouveau marquage qui va être effectué, Ramesh Basenoo, compte procéder au tirage pour allouer des étals en toute transparence. “Il est temps d’y mettre bon ordre”, dit-il.

La construction de ce marché qui a coûté Rs 60 millions il y a cinq ans, a été financée en majeure partie part l’Union européenne (UE). Le contrat avait été décroché par Allied Builders et Mega Design.

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