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Cent douaniers recrutés
Le receveur des douanes, Bert Cunningham, ?means business ?. Il a défini sa stratégie de lutte contre la corruption devant les 104 douaniers recrutés lundi. C?était dans le cadre d?un programme de formation, au siège de l?Industrial and Vocational Training Board, à Phoenix, hier.
S?il concède qu?il est très difficile d?éliminer ce fléau à la douane, il avoue que la vaste majorité de douaniers a changé d?attitude vis-à- vis de la corruption. Le département est sur la bonne voie. Cette stratégie, ajoute-t-il, comprend la nécessité de minimiser les règlements administratifs, l?accroissement de la transparence, une meilleure utilisation de l?outil informatique, le renforcement de l?audit interne et externe, le recrutement et la promotion du personnel selon la méritocratie.
D?autres éléments de la stratégie prônée par Bert Cunningham sont d?assurer une rémunération adéquate pour le personnel, renforcer le développement professionnel, appliquer un Code d?éthique et encourager les partenaires (stakeholders) des services douaniers, courtiers maritimes et autres, à rehausser leur professionnalisme.
La stratégie consiste aussi à assurer la responsabilité et la redevabilité des cadres et à appliquer une rotation régulière du personnel. Elle va, dit-il, d?une façon significative, réduire l?incidence et l?impact de la corruption à la douane.
Bert Cunningham a situé cette stratégie dans le contexte des réformes et du programme de modernisation en cours à la douane. Mais, dit-il, toutes ces initiatives pratiques, même si on réussit à les appliquer de manière structurée et cordonnée, ne parviendront pas à éliminer totalement la corruption.
Même la Mauritius Revenue Authority (MRA), dit-il, qui va entrer bientôt en opération, ne peut pas garantir que la corruption sera une chose du passé et qu?elle ne va pas éventuellement réapparaître dans cette nouvelle institution.
?Les cadres, seniors et moyens, doivent réaliser que tout programme d?intégrité requiert des stratégies à moyen et long termes. Ça requiert aussi un engagement inébranlable pour trouver une solution à ce fléau et avec zéro tolérance?, ajoute Bert Cunningham.
?Mais, ajoute-t-il, la plus grosse contrainte est que le département des douanes ne s?est pas jusqu?ici engagé à 100 % dans cette stratégie d?intégrité.? Selon Bert Cunningham, le son de la pendule de la MRA joue contre les membres du personnel de la douane qui n?ont pas écouté ses demandes ces deux dernières années pour un changement d?attitude et de mauvaises habitudes. Elaborant sur la MRA, Bert Cunningham explique que cette institution offrira de plus grandes perspectives de carrière à la majorité du personnel douanier.
?Adapt or perish? ont été les maîtres mots de l?intervention.
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