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Catovair veut être le deuxième transporteur
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Catovair veut être le deuxième transporteur
La compagnie aérienne Catovair, du groupe Ireland Blyth Ltd (IBL), se positionne pour obtenir le titre de deuxième transporteur mauricien. Depuis septembre 2005, elle opère entre Maurice et Rodrigues. Dorénavant, elle souhaite relier Rodrigues et la Réunion.
?Le gouvernement devrait désigner un second transporteur sur la Réunion. Nous sommes suspendus à une décision qui tarde à venir et nous ne comprenons pas bien pourquoi elle tarde?, confie Guy Le Sann, directeur de Catovair. La France, argumente la compagnie, a désigné en Corsair un deuxième transporteur sur Maurice, après Air France. Maurice se doit de suivre le pas, et Catovair deviendrait un choix logique.
La jeune compagnie a inauguré officiellement ses services, cette semaine à Rodrigues, lors d?une cérémonie à l?hôtel Mourouk Ebony. Elle en a profité pour renouveler sa confiance dans la destination rodriguaise. Catovair se dit prête à faire le trajet Rodrigues - Pierrefonds, aéroport à Saint-Pierre de la Réunion, trois fois par semaine, en plus de ses rotations quotidiennes entre Maurice et Rodrigues. Elle est même prête à investir dans un autre avion, cette fois un jet de la dernière génération, de 76 places. Actuellement, elle utilise un Beechcraft de 18 places sur la destination Rodrigues. Catovair a déjà effectué des vols spéciaux sur la Réunion mais les autorités françaises sont intransigeantes. Seule la désignation de deuxième transporteur pourrait permettre à Catovair d?opérer sur une base régulière.
?Il faut que les choses bougent, dans le bon sens ou dans le mauvais sens. Nous ne pourrons pas nous contenter du statu quo. Les actionnaires attendent des résultats?, poursuit Guy Le Sann. Pour les dix premiers mois, la compagnie a accumulé des pertes. François de Gersigny, directeur d?IBL Aviation concède que c?est le prix à payer pour lancer une telle entreprise. Mais la compagnie, dit-il, ne pourra pas attendre indéfiniment. On parle déjà de pertes de Rs 100 millions pour la première année?
Avec dix mois de recul, François de Gersigny et Guy Le Sann sont cependant satisfaits des performances techniques et commerciales de la compagnie. Régularité, ponctualité, taux de remplissage de plus de 82 % : tout va pour le mieux. Sauf que l?avion, prévu au départ pour desservir Agaléga, a des capacités trop réduites pour la desserte actuelle. Son coût au siège est trop élevé. Un plus gros appareil et une desserte régulière lui permettraient d?équilibrer ses opérations.
Dans la région, Catovair est aussi à Madagascar où elle fait du transport spécialisé (notamment des évacuations sanitaires) depuis mai, avec un autre Beechcraft. ?Madagascar est un marché à fort potentiel?, indique Guy Le Sann. Mais la compagnie est fermement décidée à s?accrocher à la desserte Rodrigues - la Réunion. Quitte à forcer un peu le passage et à bousculer les opérateurs qui sont déjà dans la place?
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