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Cartes SIM non-enregistrées : Désactivation dès mardi
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Cartes SIM non-enregistrées : Désactivation dès mardi
Si vous n?avez toujours pas fait enregistrer la carte Sim de votre mobile auprès de votre opérateur de téléphonie mobile, il est temps d?y penser sérieusement. L?Information & Communication Technologies Authority (ICTA) a ordonné la désactivation de tout abonné qui ne s?est pas encore conformé à la loi dès mardi le 1er août. Et cette fois-ci, plus de délai supplémentaire.
?Ceux qui n?ont pas encore fait le nécessaire verront leur connexion suspendue en attendant qu?ils viennent s?enregistrer?, assure-t-on du côté de l?ICTA. Leur carte Sim ne pourra être utilisée que pour composer les numéros d?urgence tels que le 999, le 112 ou encore le 116.
Et il faut dire que l?exercice d?enregistrement ne fut pas un long fleuve tranquille. Depuis 2004, l?ordre de faire enregistrer sa carte Sim avait été émis, mais les réactions ont été très mitigées. Pourtant, le besoin de mettre de l?ordre se faisait sentir C?est après avoir enregistré un certain nombre de plaintes liées à des menaces, des propos diffamatoires ou un langage abusif à partir de combinés mobiles, que l?ICTA a senti la nécessité de ne plus laisser la possibilité aux usagers de cartes Sim de rester dans l?anonymat le plus complet.
Mais la réticence provenait de la part des opérateurs d?abord, qui avaient laissé entendre qu?il leur faudrait un laps de temps plus conséquent que celui accordé dans un premier temps pour faire le nécessaire et de la part des clients ensuite, qui voyaient d?un mauvais ?il cet exercice de régularisation. De ce fait, l?exercice fut un fiasco. À trois fois, il a fallu repousser le délai d?enregistrement.
De plus, un problème légal a fait surface. Initialement, l?ICTA brandissait la menace de déconnecter carrément un usager ne s?étant pas fait enregistrer. Or, selon la loi cadre régissant l?ICTA, l?autorité doit loger une affaire en cour si elle souhaite déconnecter une personne. La section 47 de ce texte empêche en effet à l?autorité de déconnecter une personne sans passer par une cour de justice.
Cette fois-ci donc, l?ICTA rectifie le tir. Dans son Telecommunication Order (TO 3 de 2006), émis le 18 mai, l?autorité stipule qu?elle ne procédera pas à des déconnexions. En revanche, elle suspendra en toute légalité, toute carte Sim non-enregistrées jusqu?à ce que son propriétaire se conforme à la loi. Maintenant, la donne a donc changé. Les réfractaires sont bien avisés de faire le nécessaire.
Moins de 10 000 numéros concernés
Environ 550 000 cartes Sim sont en circulation, dont un peu plus de 300 000 uniquement pour le réseau pré-payé. De ce chiffre 112 620 numéros pré-payés sont en quarantaine, c?est-à-dire non-utilisés. L?on peut trouver deux raisons à cela. Un certain nombre de ces Sim ont été achetées par des étrangers qui étaient à Maurice pour affaires ou pour un laps de temps déterminé. Quand ces derniers ont quitté le pays, la carte Sim est devenue obsolète. L?autre explication tient du fait qu?un certain nombre d?usagers ont plus d?une carte Sim, achetées dans la plupart des cas au fil des ans. Mais, ils n?en utilisent qu?une seule au quotidien. L?autre ou les autres ont été soit perdues ou traînent au fond d?un tiroir.
En fait, le nombre réel de numéros non-enregistrés et utilisés fréquemment est estimé à moins de 10 000, ce qui après tout n?est pas mal si l?on compare avec d?autres pays qui essayent de régulariser la situation. À titre d?exemple, en Afrique du Sud, les choses ont pris des proportions alarmantes.
Selon des estimations récentes, 25 millions de cartes Sim n?y sont pas enregistrées. Le gouvernement africain a même dû venir avec une loi nommée le Right of Interception of Communication Act pour obliger les réticents à se conformer.
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