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Bowling for Columbine les USA du bout de la gâchette
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Bowling for Columbine les USA du bout de la gâchette
Face à cette recrudescence de la violence, Michael Moore tire la sonnette d?alarme dans un documentaire choc, baptisé Bowling for Columbine, à voir absolument le vendredi 14 novembre à 20h05 sur Canal+.
Habitué à regarder l?Amérique de travers et dans le blanc des yeux, le cinéaste Michael Moore fait le constat d?une Amérique malade. Deux cents cinquante millions d?armes à feu circulent aux Etats-Unis. Plus de onze milles personnes meurent chaque année à cause d?elles. Près d?un quart de ces meurtres est commis par des jeunes de dix-huit à vingt ans. Le constat est sidérant. L?Amérique détient le record mondial d?homicides et d?agressions diverses au quotidien. Bowling for Columbine bouscule la mauvaise conscience des Américains et fait s?ébranler en moins de temps qu?il n?en faut, le légendaire rêve américain.
George Bush aura beau s?époumoner sur le patriotisme de ses compatriotes, Michael Moore lui, crie au scandale. Bowling for Columbine, sous-titré Une nation dans la ligne de mire, sous couvert de dénoncer la vente libre d?armes à feu, stigmatise la culture de la violence et ses conséquences désastreuses sur les Américains. Un vaste sujet que Michael Moore, comme il est de coutume chez lui, aborde avec l??il de l?enquêteur acharné. Le trublion américain n?hésite pas à se mettre en scène dans son rôle de prédilection, celui du fauteur de troubles et du défenseur des causes perdues. « Mon film est né avec le drame survenu au lycée de Columbine en avril 1999. Ce drame au cours dequel deux adolescents ont abattu seize de leurs camarades. Je devais faire quelque chose sur cet événement qui en disait long sur la violence dans mon pays. Mais je voulais à tout prix éviter la pleurnicherie et la dénonciation binaire sur le mode: « Les armes, c?est mal », confiait le cinéaste au magazine de cinéma Première.
Bowling for Columbine évoque meurtres, tueries, attentats, barbarie, abjection, surenchère des médias, entre autres. Michael Moore n?hésite pas à montrer et à démontrer que l?Amérique aime les armes et qu?elle a la gâchette facile. Le cinéaste s?interroge également sur les causes de cette violence qui pullule en Amérique. Il pousse plus loin son analyse en fournissant des éléments de réponses. Bowling for Columbine se penche sur les névroses qui secouent la société américaine : le commerce des images et l?Histoire des Etats-Unis, faite de violences et de tueries. Le cinéaste frappe fort en présentant un hilarant intermède animé dans lequel il réécrit l?histoire des Etats-Unis en trois minutes.
Agression divers
Le constat de Michael Moore est éprouvant, voire insupportable, mais le résultat est terriblement efficace. Bowling for Columbine a reçu de nombreuses récompenses, dont les plus prestigieux : l?Oscar du Meilleur documentaire et le Prix honorifique à la 55e Cérémonie des Césars. Le documentaire de Michael Moore est devenu le premier documentaire à être présenté en compétition cannoise depuis quarante-six ans.
Michael Moore : Aux armes citoyens !
Fils d?ouvrier, Michael Moore, la cinquantaine entamée, est l?homme qui fait trembler l?Amérique. La casquette
vissée sur la crâne et un embonpoint qui semble témoigner d?une passion dévorante pour le double cheeseburger, Michael Moore tire à boulets rouges sur la culture des armes aux Etats-Unis, après avoir fustigé le capitalisme.
Enfant de Flint, cité morose de Michigan, Michael Moore filme sans relâche la misère, le chômage et l?effritement de la société américaine. Le bouillonnant Moore invite l?Amérique à se regarder en face et surtout à découvrir la face cachée du cynique miracle américain.
Engagé et profondément provoquant, on se souvient encore des insultes proférées à l?encontre du Président George W. Bush, lors de la dernière cérémonie des Oscars, en mars. Michael Moore pourfend l?ultralibéralisme américain depuis qu?il a dix-huit ans.
Ses nombreux écrits, films et documentaires, lui apportent une reconnaissance populaire ainsi que de multiples récompenses. Stupid White men, son dernier livre, publié en dépit des événements du 11 septembre, se paye le luxe d?apprendre aux Américains comment il faut réfléchir et surtout comment se construire un raisonnement en faisant fi des politiques.
L?homme consigne des faits, réunit les statistiques, interroge ses compariotes, enfonce les portes des sociétés fermées et bouscule les conventions sociales. Réputé dangereux pour la Maison-Blanche, Michael Moore n?a pourtant qu?une seule arme : la franchise.
Le documentaire à l?honneur au CCCB
Le Centre Culturel Charles Beaudelaire organise le 21 et le 27 novembre prochain, deux journées du documentaire. Ces journées auront pour but de valoriser la «démarche des réalisateurs mauriciens s?investissant dans la production de documentaires francophones faisant état des différentes facettes de la réalité mauricienne. »
L?idée soufflée par la Mauritius Film Development Corporation (MFDC) lors d?une journée de réflexion autour de l?industrie cinématographique à Maurice en juillet dernier, s?est concrétisée avec la 4e édition du mois du documentaire, orchestré par le ministère des Affaires Etrangères français.
«Nous souhaitons que le Centre Charles Beaudelaire soit le lieu de la formation et de l?éveil autour du documentaire», explique Boris Fore, secrétaire général du CCCB.
C?est dans cette optique que des sessions de rencontres et de projection autour du documentaire, seront organisées le vendredi 21 novembre et le jeudi 27 novembre. Le 21 novembre, David Constantin, réalisateur, et Selven Naidu, directeur de la MFDC, présenteront Etre et Avoir, un documentaire de Nicolas Philibert, qui filme une classe d?enfants dans leur apprentissage de la vie. Le 27 novembre, le public sera invité à rencontrer Avinash Bissoondoyal, pour son documentaire Ma rue ? ma vie, ainsi qu?Utam Ramchurn, pour son documentaire La couleur à travers les barreaux.
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