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Boom dans la création d’entreprises
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Boom dans la création d’entreprises
Les chiffres clés de l’artisanat mettent en évidence un boom de la création d’entreprises en 2005. Une bonne raison, selon le président de la chambre de métiers, que la filière artisanale soit davantage “reconnue” et “soutenue” par les décideurs locaux.
En 2005 comme depuis 15 ans, les chiffres de l’artisanat ont été compilés dans une synthèse annuelle élaborée par l’observatoire économique de la chambre de métiers et de l’artisanat. Basé sur les informations recueillies auprès de 300 entreprises et l’exploitation de fichiers administratifs, le document vise à éclairer les orientations des décideurs.
Faiblesses du soutien des banques</B>
Les données recensées font apparaître, en 2005, un boom de la création d’entreprises artisanales. 1 843 nouvelles sociétés ont été immatriculées, dont plus de la moitié a été créée par des chômeurs. Une évolution favorable à l’emploi qui s’ajoute à la progression continue des actifs depuis cinq ans. 820 emplois nets salariés ont été créés l’an passé pour un total de 32 575 emplois dans un secteur qui a réalisé plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires. La formation des jeunes a également rencontré une progression quantitative mais aussi qualitative, avec des effectifs en hausse de plus de 5 % et un glissement du niveau V vers le niveau IV. Globalement, la croissance du secteur artisanal s’est accélérée en 2005 par rapport à 2004, mais la tendance cache des disparités selon les secteurs. Si le bâtiment, l’alimentation, les services et l’artisanat d’art tirent leur épingle du jeu, la filière bois a subi une baisse de 7 % de ses effectifs, principalement à cause de la concurrence du mobilier importé.
Quant au nombre de radiations d’entreprise, plus de 1 000, il reste élevé malgré une régression par rapport aux années précédentes. L’observatoire souligne enfin la difficulté pour les artisans de bénéficier du soutien des établissements bancaires. 45 % des investissements réalisés en 2005 l’ont été sur des fonds propres, une donne qui freine incontestablement le développement de la filière et que Giraud Payet aimerait voir évoluer. “La fonction économique de l’artisanat ne peut être niée et elle a besoin d’être encore plus reconnue et soutenue par les décideurs locaux, qui doivent prendre en compte la dynamique artisanale dans leurs projets de développement et dans l’équilibre du territoire”, déclare le président de la chambre de métiers.
Des propos corroborés par le directeur du Conseil économique et social de la Réunion, Jean-Raymond Mondon, qui souligne le “dynamisme et la modernisation du secteur de l’artisanat, ce qui lui permet de revendiquer sa forte place dans l’économie réunionnaise.” L’an prochain, les chiffres 2006 de l’artisanat seront forcément impactés par la crise du chikungunya. Mais si l’observatoire enregistre un premier trimestre 2006 particulièrement difficile, il note un redémarrage depuis début avril.
<B>Séverine Dargent</B>
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