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?Black-out? : Belle-Vue rejette toute responsabilité

26 octobre 2006, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Polémique. Le Central Electricity Board (CEB) avait montré la centrale thermique de Belle-Vue du doigt dans le cadre du black-out de dimanche. Mais la centrale conteste ses arguments alors que le CEB campe sur sa position.

Le CEB avait reproché à la centrale d?avoir réagi trop rapidement, provoquant une instabilité sur le réseau. Mais la centrale argue que ses systèmes de protection ont fonctionné conformément aux réglages ?prévus? et ?connus? du CEB.

La centrale récuse le fait qu?elle est sortie prématurément du réseau en 50 millièmes de seconde et que, pour cette raison, il y a eu une panne de courant généralisée.

La direction du CEB a eu des discussions hier avec un expert de Plantec au sujet de la défaillance d?un disjoncteur à la station de Dumas à Vallée-des-Prêtres. ?L?expert soumettra son rapport aujourd?hui au CEB?, dit Patrick Assirvaden, président du CEB.

La centrale a de son côté émis un communiqué hier pour souligner que les données enregistrées par ses appareils indiquent que ses dispositifs de protection ont observé une temporisation de 400 millièmes de secondes avant de donner aux unités de Belle-Vue l?ordre de se séparer du réseau. De plus, entre le moment où l?ordre d?isoler la centrale a été donné par le système et où la centrale s?est isolée, il s?est passé 60 millièmes de seconde. Ce sont donc, selon la centrale, 460 millièmes de seconde, et non 50, qui ont séparé le moment de l?apparition du défaut du moment de l?isolement de la centrale. Ces données sont difficilement contestables car elles sont issues de deux systèmes de mesure et d?analyse totalement indépendants, fait ressortir la centrale.

La centrale avance que le dépouillement des données enregistrées a été validé par des spécialistes internationaux indépendants. Elle établit la chronologie des événements comme suit :il est apparu un défaut sur le réseau lié à un problème à la station de Dumas. Ce défaut n?a pas pu être éliminé en 400 millisecondes. À l?origine, il s?agit, selon elle, d?un défaut de réseau dont les conséquences ont été aggravées par la défaillance des systèmes de sauvegarde du réseau.

Par conséquent la centrale trouve qu?une analyse ?trop hâtive et insuffisante des faits a conduit à des conclusions erronées quant à sa responsabilité dans cette affaire?.

Interrogé sur les arguments avancés par la centrale, Patrick Assirvaden a déclaré ?que le CEB maintient sa position à l?effet que le système de la centrale n?aurait pas dû réagir plus vite que prévu?.

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