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Bérenger se congratule des 34 400 emplois créés
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Bérenger se congratule des 34 400 emplois créés
LE TAUX du chômage ne reflète guère la situation de l?emploi dans le pays. Le gouvernement privilégie le nombre de nouveaux jobs créés comme le principal indicateur du taux de l?emploi. Le Premier ministre, Paul Bérenger, s?est attaqué aux arguments selon lesquels le chômage serait un problème épineux de l?économie lors d?une conférence de presse hier à Port-Louis.
Paul Bérenger s?exprimait ainsi plus clairement sur un sujet qui est au centre de polémiques depuis des mois déjà. L?opposition et d?autres courants ont critiqué le taux du chômage (10, 2 %), jugé trop élevé. Les ministres ont toujours argué que ce chiffre camouflait la réalité sur le marché du travail.
Chiffres à l?appui, le Premier ministre a soutenu son argumentation. Depuis que son gouvernement est aux affaires, 34 400 nouveaux emplois ont été créés. ?C?est un véritable exploit que nous avons pu réaliser depuis 2000 et surtout en 2003. C?est un des plus gros succès de mon gouvernement. Pourtant, tout cela est très mal compris.? Il critique au passage certains ?commentateurs économiques de la presse? qui, selon lui, contribueraient à alimenter la fausse perception.
Le niveau d?embauche en 2002-03 (juillet à juin) s?élevait à 13 100 contre 12 100 en 2001-02 et 9 200 en 2000-01. C?est dans le secteur de la distribution que le plus grand nombre de nouveaux emplois (2 800) a été recensé en 2003. Les activités manufacturières, excluant la zone franche et le sucre, ont recruté 1 900 paires de bras additionnels. Suivent l?industrie du bâtiment (1 600), le secteur éducatif (1 500), le transport et les communications (1 200), l?hôtellerie et la restauration (1 100), et l?administration publique (1 000). Par ailleurs, quelque 8 400 nouveaux candidats arrivent sur le marché du travail chaque année.
Toutefois, dira le chef du gouvernement, les pertes d?emplois viennent quelque peu noircir ce palmarès. Le plan de retraite volontaire au sein de l?industrie sucrière a provoqué le départ de 10 700 salariés, alors que les problèmes de la zone franche auront coûté 11 000 emplois durant ces dernières années.
Pour Paul Bérenger, avec la restructuration de la main-d??uvre dans le sucre, qui tire à sa fin, la situation sur le marché du travail devrait s?éclaircir. D?autre part, il affirme que le gouvernement et le secteur privé sont en train de prendre toutes les dispositions possibles pour éviter d?autres licenciements dans le textile-habillement. ?La réforme dans le secteur sucre était indispensable. Dans le cas de la zone franche, un processus de restructuration est en cours. Déjà, on peut noter un ralentissement dans le rythme des pertes d?emploi?, fait-il comprendre.
Il a fait état des programmes de la Textile Emergency Support Team (TEST) et des initiatives de rééchelonnement des dettes des entreprises de textile afin de leur donner un répit financier en vue de la réorganisation.
Le Premier ministre n?a pas manqué de souligner le ?paradoxe énorme? au sein de la zone franche. Le secteur, qui a été marqué par des licenciements massifs, emploie quelque 19 travailleurs étrangers. D?autre part, quelque 3 000 postes vacants dans les usines n?arrivent pas à trouver preneurs.
Paul Bérenger concède que le rythme de création d?emplois des dernières années ne sera guère aisé à maintenir. Il évoque toutefois les opportunités d?embauche dans les nouveaux piliers de développement identifiés, dont les technologies de l?information et des communications, le seafood hub, les projets hôteliers intégrés et le knowledge hub.
INFLATION
La hausse du fret incontournable
- Va-t-on vers une flambée des prix des produits importés ? En tout cas, le Premier ministre estime inévitable la répercussion de la hausse du fret maritime sur les articles venus de l?étranger. Pourtant, Paul Bérenger se réjouit du fait que son gouvernement ait pu maîtriser l?inflation. Le taux pour 2003 est de 3,9 %. Malgré les menaces sur les prix, le gouvernement, promet-il, fera de son mieux pour atténuer les éventuelles augmentations. ?En même temps, il nous faut éviter des pénuries, telles que dans les fers de construction ?, avance le Premier ministre. Ce dernier explique le contexte international où le marché est déstabilisé par la demande phénoménale de la Chine pour des commodités et des matières premières pour assurer son développement. Outre le fret maritime, les coûts de plusieurs commodités à l?origine ont pris l?ascenseur. Le Premier ministre a cité plusieurs cas où les menaces de hausse de prix sont plus persistantes. Le riz ration coûtera plus cher à l?importation. Les augmentations au coût de la farine ont été absorbées par des subventions financées à partir des bénéfices réalisés par la State Trading Corporation (STC) sur les produits pétroliers. Or, dira le Premier ministre, cette situation ne pourra durer éternellement.
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