Publicité

Bérenger ne pardonnera jamais «le crime contre l?éducation»

5 août 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

La contre-réforme Gokhool de l?éducation continue à susciter de vives réactions du leader du MMM. Paul Bérenger s?insurge, en effet, contre la décision de revoir à la baisse, et cela pour la première fois depuis l?Indépendance, le budget de l?éducation. Il a aussi critiqué la nouvelle mesure qui implique que des parents doivent remplir un formulaire pour que leurs enfants puissent recevoir le pain habituellement servi à l?école.

C?était lors d?un meeting de sensibilisation que le parti mauve a organisé hier à Cité-Vallijee, Port-Louis. Un rassemblement qui a réuni un peu plus d?un millier de personnes. Cela a aussi été l?occasion pour Paul Bérenger de lancer un appel au président de la République afin qu?il ne dissolve pas l?Assemblée régionale rodriguaise. «S?il y a des élections partielles, il y aura des instabilités à Rodrigues? Aujourd?hui, on se retrouve dans une situation où deux transfuges ont fait que le gouvernement régional a changé de camp. De surcroît, la décision du gouvernement de revoir la compensation offerte aux pêcheurs a envenimé les choses. Toute cette situation instable est due au budget de Sithanen.»

Gangrené par la corruption

Le leader mauve a particulièrement critiqué le budget 2006-2007. «On aurait pu présenter un budget de réforme à visage humain», estime Paul Bérenger. Il a, comme les autres orateurs, dénoncé la vague d?augmentations de prix d?articles de base. «Jamais dans l?histoire de ce pays il n?y a eu une augmentation d?un aussi grand nombre de produits et à un taux aussi élevé.»

Il n?a pas non plus épargné le Parti travailliste et Navin Ramgoolam. Il a accusé le gouvernement d?être gangrené par la corruption et de pratiquer le «cover-up» à outrance. Il a ciblé la majorité pour sa tentation de museler la presse et les radios privées. «Ramgoolam, Sithanen et Beebeejaun doivent savoir qu?ils ne sont pas propriétaires de la Constitution. Et celle-ci garantit la liberté d?expression et de la presse. S?il le faut, nous irons jusqu?en Cour suprême et le Privy Council pour les contrer», ajoute en substance Paul Bérenger. Il a enfin invité les partisans à se tenir prêts pour des élections qui auraient lieu, selon lui, bien avant l?échéance de 2010.

Les autres orateurs à ce meeting présidé par Arianne Navarre-Marie, dont Steven Obeegadoo, Sam Lauthan, Leela Devi-Alleear, Deven Nagalingum, Jean-Claude Barbier ont également fait le procès d?un gouvernement jugé ultralibéral et pro-capitaliste. Un gouvernement qui «humilie le peuple» pour Jean-Claude Barbier, qui «n?a engagé aucun projet de développement», selon Deven Nagalingum, qui «a mis fin au tripartisme», insiste Steven Obeegadoo. Pour Sam Lauthan, c?est un gouvernement qui étouffe le volontariat et le concept de solidarité sociale.

Enfin, tous les orateurs ont dénoncé la «trahison de l?Alliance sociale» qui a «effectivement changé la vie des gens mais en pire». D?où leur appel pour une mobilisation de tous les instants afin de «témoigner de l?esprit militant qui peut être en colère, ki kapav amerdé, mari amerdé, mé ki pa renonsé», dixit Paul Bérenger.

Publicité