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Bérenger défend son bilan face aux critiques
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Bérenger défend son bilan face aux critiques
La guerre des “héritages”. Le Mouvement militant mauricien (MMM) répond aux attaques du gouvernement sur la gestion économique et budgétaire de l’ancien régime. Son leader, Paul Bérenger, réplique en insistant que l’économie s’est, au fait, dégradée pendant les dix mois que l’Alliance sociale est au pouvoir. Il animait hier une conférence de presse à l’hôtel Le Labourdonnais à Port-Louis.
L’ancien Premier ministre se dit à la fois révolté et attristé devant les “bêtises” du chef du gouvernement, Navin Ramgoolam, et du vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, au sujet de l’héritage économique. Pour bien comprendre le contexte, dit-il, il faut remonter au bilan légué par le précédent régime rouge en 2000.
“En 2000, le MSM-MMM a hérité d’un lourd bilan. La dette publique avait doublé pour atteindre Rs 60 milliards. Le déficit budgétaire avoisinait les 7 % du produit intérieur brut (PIB), tandis que la State Trading Corporation et le Central Electricity Board étaient en faillite”, rappelle Paul Bérenger.
Celui-ci compare les deux “héritages”. L’endettement sous le MSM-MMM est le fait des investissements massifs dans les infrastructures, les collèges et les Technologies de l’information et des communications (Tic), affirme-t-il. “Si l’on compare l’héritage de 2005 à celui de 2000, c’est le jour et la nuit.” Le leader du MMM dénonce le manque de volonté des travaillistes de s’attaquer à la dette et au déficit public durant leur règne entre 1995 et 2000. Il cite, entre autres, la vente des actifs de la Mauritius Telecom à France Télécom et dont les recettes (Rs 8 milliards) perçues par l’État, ont été utilisées pour financer les dépenses courantes et non pour rembourser les dettes.
“La situation budgétaire s’est améliorée largement entre 2000 et 2005. Le gouvernement actuel aurait dû soit continuer dans cette direction, soit présenter un nouveau budget dès son installation. Or, ils ont tourné en rond. Il y a eu des dépenses additionnelles de Rs 850 millions entre juillet 2005 à ce jour”, dénonce Paul Bérenger.
Ce dernier fustige d’autres “bêtises” de Navin Ramgoolam et de Rama Sithanen concernant la gestion économique du MSM-MMM. Il justifie les dettes accumulées de Business Parks of Mauritius Ltd. “Si nous n’aurions pas fait cela, les Tic à Maurice aurait raté leur départ”, argue-t-il.
Il explique aussi les raisons qui ont poussé le gouvernement d’alors d’avoir eu recours à un emprunt de Rs 200 millions de la Banque de Maurice pour compléter le montage financier du centre de conférences de Pailles.“Nous avions un problème de déficit à gérer et en même temps, il fallait trouver des financements pour investir dans les infrastructures. Ce n’était certes pas la solution idéale. Mais sans ce prêt, on aurait eu à payer la note par le budget.” Le leader du MMM qualifie “d’ironie suprême” le discours du gouvernement sur la discipline budgétaire. “Le Parti travailliste est synonyme de gaspillages et d’abus”, fustige-t-il.
Paul Bérenger a passé en revue quelques indicateurs qui suggèrent que l’économie vire au rouge. Il exprime sa profonde inquiétude sur le déficit commercial, en particulier. Il déclare craindre une diminution brutale de nos réserves en devises étrangère si la situation perdure.
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