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Bénéfice du doute pour le viol allégué d?une prostituée

14 décembre 2007, 00:00

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Trois individus auraient abusé d?elle dans un champ de cannes à Terre-Rouge. La victime présumée, Marie Ange, une prostituée, explique qu?elle avait pu les identifier car ces derniers avaient été impliqués dans un accident peu après le délit. En cour, les magistrats ont souligné que la possibilité que Marie-Ange ait fait de fausses allégations contre les accusés n?est pas à écarter. Ils leur ont donc accordé le bénéfice du doute.

Marie-Ange, pour sa part, soutient avoir été violée par trois individus répondant aux noms de Christophe, Jean-Louis et Jean Willy. Elle raconte que le délit s?est déroulé le 12 juillet 2004 vers 22 h 30 alors qu?elle s?en allait acheter du thermogène. Une voiture dans laquelle se trouvaient les trois accusés s?immobilise devant elle. Deux des occupants sortent de la voiture, la poussent à l?intérieur du véhicule qui se dirige vers un champ de cannes à Terre-Rouge. Sur place, ses agresseurs présumés lui ordonnent de se dévêtir et gardent ses vêtements.

Selon elle, Christophe, le conducteur, la pousse par terre et lui demande de lui faire une fellation alors qu?il lui caresse ses parties intimes. Elle raconte que les deux autres accusés, Jean Louis et Jean Willy, ont eu des relations sexuelles avec elle.

Les accusés auraient ensuite quitté les lieux, la laissant nue dans le champ de cannes. Après quelques minutes, elle dit s?être dirigée vers la route principale où un inconnu l?aurait conduite à Baie-du-Tombeau.

C?est alors qu?elle aperçoit la voiture des accusés qui est impliquée dans un accident de la route. Comme les policiers étaient présents sur les lieux, Marie Ange leur raconte sa mésaventure et explique que les trois individus ont abusé d?elle.

A la police, Christophe soutient qu?il aurait proposé à Marie-Ange d?avoir des relations sexuelles avec elle contre paiement. Celle-ci lui aurait réclamé Rs 600. Jean-Louis explique pour sa part que Marie Ange a accepté d?avoir des relations sexuelles avec eux pour Rs 300. Il dit l?avoir fait avec son consentement. Et indique que, plus tard, Marie Ange leur a réclamé Rs 600 au lieu de Rs 300.

Les magistrats Patrick Kam Sing et Anjali Ramdin-Ragobur considèrent que la version de la victime est contradictoire. D?abord, elle avait affirmé qu?elle voulait acheter du thermogène alors qu?à un certain moment dans son témoignage, elle a expliqué qu?elle cherchait de la nourriture, pour ensuite dire qu?elle était à la recherche de bougies. Les magistrats disent aussi avoir pris note que Marie Ange est une prostituée depuis 19 ans. Elle a également admis qu?elle a l?habitude de «rod enn lavi» alors que ce soir-là, elle affirme qu?elle n?était pas à la recherche de clients. Les magistrats disent opter pour la version selon laquelle l?incident se serait produit lorsqu?elle a réclamé Rs 600 au lieu des Rs 300.

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