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Atteindre les normes européennes, un must
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Atteindre les normes européennes, un must
Alain Lenoir n’est pas passé par quatre chemins pour affirmer que son entreprise, Marlin Export, souffre de l’application des normes d’exportation de produits de mer par les autorités vétérinaires de l’Union européenne (UE) basées à Bruxelles.
“Ce ne sont pas de nouvelles normes mais Bruxelles veut s’assurer que toute nouvelle compagnie qui exporte des produits de mer sur l’Europe les respecte”, dit Alain Lenoir, managing director de Marlin Export, entreprise située à Rivière- Noire.
Il est vrai qu’avec l’arrivée de Thon des Mascareignes (TDM), les exportations de produits de mer vers l’Europe ont connu un grand bond en avant, il ne demeure pas moins vrai qu’avec les exigences très strictes de Bruxelles, que Maurice n’arrivait pas satisfaire à un certain moment, la croissance du secteur seafood a quelque peu ralenti.
Dans la mesure où certaines nouvelles usines n’ont pu exporter sur l’Europe au cours de l’année écoulée, à l’instar de Marlin Export, Agimex et Saurimarine même si elles ne sont pas de grosses pointures comme TDM ou Princes Tuna Mauritius Ltd, qui exportent à elles seules environ 100 000 tonnes de produits de mer annuellement.
“Nous attendons le feu vert de Bruxelles pour commencer à exporter. Nous avons investi au moins Rs 40 millions dans cette usine de traitement de produits de mer, une usine qui répond à toutes tes normes exigées”, dit Alain Lenoir.
Cela fait un an que l’usine a été construite. Elle va produire des steaks et filets (longes) de marlin et de thon. En attendant l’autorisation de Bruxelles, Marlin Export a eu à écouler ses produits sur le marché local et de la région de l’océan Indien. Sans compter d’autres problèmes, tels que le coût du fret aérien et les problèmes de manque de matières premières au cours des mois de novembre et décembre 2006 et janvier 2007. Les prix des matières premières ont beaucoup augmenté.
Selon Alain Lenoir, Maurice dispose maintenant des autorités compétentes locales capables de certifier que les produits mauriciens répondent à toutes les conditions requises, contrôle de qualité et autres normes, pour l’accès sur le marché européen. Opinion partagée par Evert Liewes, président du Seafood Council de la Mauritius Export Processing Zone Association (MEPZA).
“Nous attendons que Bruxelles retrouve sa confiance dans les vétérinaires mauriciens. Le secteur privé et le secteur public ont fait des efforts pour faire avancer le dossier.
Les mesures correctives que Bruxelles a demandées ont été prises”, dit Alain Lenoir.
Respecter les normes européennes</B>
“Les lacunes au niveau des procédures de contrôle de la qualité ont été comblées. Nous attendons maintenant que Bruxelles dise que les autorités locales sont aptes à certifier que les critères établis sont respectés, et que les autorités locales sont compétentes pour confirmer que les tests sur les produits sont faits correctement.”
Les normes de Bruxelles ont aussi affecté les opérations de Saurimarine. “Le fait que nous n’avons pas pu exporter sur l’Europe a eu un effet sur notre performance financière. Il y a eu des emprunts contractés auprès des banques mais il n’y pas eu de retour sur l’investissement. Comme d’autres nouvelles compagnies, nous attendons la réponse de Bruxelles”, dit Thierry Gromand, directeur de Saurimarine.
Implantée à Maurice depuis deux ans, Saurimarine est engagée dans la production de saucisses et de steaks de poisson.
Les autorités vétérinaires de Bruxelles étaient à Maurice au début de l’année dernière. Elles avaient constaté qu’il existait un certain nombre de lacunes au niveau du contrôle des produits de mer exportés vers l’Europe. Pour corriger ces lacunes, le secteur privé, avec l’aide du gouvernement, a fait appel aux services de William Marsman, expert étranger en contrôle phytosanitaire et vétérinaire. Ce dernier a eu pour mission de conseiller les autorités mauriciennes sur la mise en place des structures pour la certification des produits de mer exportés vers les marchés européens.
Car après les problèmes de grippe aviaire et de vache folle, les autorités vétérinaires européennes sont plus exigeantes en termes de qualité de produits alimentaires.
Les autorités vétérinaires européennes avaient trouvé que les vétérinaires mauriciens devraient améliorer leurs compétences pour pouvoir certifier que toutes les normes phytosanitaires ont été respectées pour l’accès des produits de mer des nouvelles compagnies sur le marché européen. Par conséquent aucune nouvelle compagnie a été entretemps ajoutée à la liste des compagnies déjà enregistrées et engagées dans ces exportations.
“Or maintenant du bon travail a été fait. Les nouvelles compagnies sont en mesure de respecter les exigences européennes”, dit Evert Liewes.
Selon lui, il ne restait que quelques derniers points à régler. Les réponses aux questions posées par les autorités vétérinaires européennes ont été données la semaine dernière. à son avis il y a une pression “politique” à être exercée par le gouvernement mauricien sur Bruxelles afin que de nouvelles compagnies puissent être ajoutées à la liste existante.
“Nous sommes en bonne voie et nous pensons que les relations avec les autorités vétérinaires de Bruxelles devraient retourner à la normale dans quelques semaines”, a fait ressortir Evert Liewes.
Outre Agimex et Saurimarine, qui sont déjà en opération, il y a d’autres entreprises, comme Alpha Foods et des sociétés françaises et espagnoles, partenaires de TDM, qui seront en production bientôt.
“Il n’y a aucune raison pour les autorités de Bruxelles de penser que la sécurité alimentaire n’est pas respectée pour les exportations sur le marché européen”, conclut Evert Liewes.
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