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Aquarelles aériennes de John Clifford Bolton

22 octobre 2007, 00:00

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Regardez sa vague. Elle est changeante à tout instant. Maintenant si puissante, tout à l?heure flaque sur le sable mouillée. C?est l?illusoire solidité du présent que cherche John Clifford Bolton à travers la quarantaine d?aquarelles qu?il expose jusqu?à la fin de la semaine à la galerie municipale Malcolm de Chazal à Curepipe.

Médecin généraliste de profession, ce peintre du temps libre est du genre à la fois pressé et pratique. ?Il faut que cela aille vite quand vous recevez un coup de fil pour vous dire qu?untel est bien malade, venez tout de suite. Faut que l?on puisse laver ses pinceaux d?un coup sous l?eau, qu?on puisse laisser ses couleurs là pendant des heures sans que cela ne s?altère. Voilà que je me suis fait une douce violence pour choisir l?aquarelle.? Tel est le quotidien artistique du docteur.

Il le livre avec le sourire. Explique comment il choisit un site selon son goût pour la nature, plus exactement pour les arbres et les forêts. Commence par le croquis, de la photo qu?il prendra si le temps se gâte. Pour peaufiner l?ensemble tranquille chez lui.

Capturer l?instant

Comme un cycle, revenons à la vague. ?Faut avoir en tête comment est l?écume sur la mer.? C?est ainsi qu?au fil de ses promenades, John Clifford Bolton s?essaie à celles de Trou-d?Eau-Douce, de Blue-Bay, de Tamarin, du Morne. Après avoir passé 20 ans à Londres, puis une décennie aux Seychelles. Avant de revenir s?installer à Maurice en 1980. Vingt-trois ans plus tard, soit en 2003, le docteur faisait son premier solo à l?Alliance française. Avec ce qui était déjà son thème de prédilection : Marines.

Paysagiste, c?est à l?aquarelle qu?il capture l?instant. Dans ce qu?il a de plus aérien. De léger. Des vues sans défauts. Où tout est paisible. Où l?élément humain est rare. Sinon pratiquement miniaturisé. Les ambiances sont la plupart du temps par beau temps. On y sent aussi le vent qui passe, les feuilles qui s?envolent, le temps qui bruit. Les ambiances de soir, les lumières lunaires ne sont pas absentes. Idem pour un sens du détail exquis, qui va chercher jusqu?au c?ur du feuillage le ton bleuté qui restitue sa vitalité.

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