Publicité

Après 8 ans de captivité, Natasha raconte

10 septembre 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Natasha Kampusch, la jeune Autrichienne qui est parvenue à échapper à son ravisseur le 23 août, revient sur cette période de sa vie dans deux interviews publiées le 6 septembre par la presse nationale. La jeune fille, aujourd?hui âgée de 18 ans, a été séquestrée pendant plus de huit ans dans une maison de Strasshof, dans la banlieue nord-est de Vienne, avant de réussir à s?échapper il y a deux semaines. Son ravisseur, Wolfgang Priklopil, s?est suicidé en se jetant sous un train de banlieue, quelques heures après la fuite de Natascha.

La première fois qu?elle s?est retrouvée enfermée dans le sous-sol sombre dans lequel elle a été retenue, Natascha était « éperdue et très en colère », a-t-elle expliqué dans sa première interview télévisée à la chaîne nationale autrichienne ORF. Au cours de cet entretien pré-enregistrée de 40 minutes, Natascha a elle-même décidé des questions auxquelles elle souhaitait répondre et refusé tout sujet intime.

<B>« Je me sentais comme un pauvre poulet »

Dans le quotidien Kronen Zeitung, elle ajoute qu?elle a un jour tenté de sauter de la voiture de son ravisseur. « Mais il m?a retenu et accéléré. » Elle ne précise pas quand a lieu cette tentative de fuite. « C?était beaucoup trop risqué », reconnaît Natascha Kampusch, qui craignait pour sa vie.

Cela ne l?a pas empêché de continuer à rêver de le décapiter. « J?avais toujours cette pensée : je ne suis pas venue au monde pour être enfermée », souligne-t-elle dans News. « Je me sentais toujours comme un pauvre poulet dans un poulailler. Vous avez vu à la télévision à quel point ma cellule était petite. » Elle dit avoir souffert de palpitations qui lui donnaient des vertiges et lui brouillaient la vue. L?adolescente affirme qu?il lui arrivait parfois de ne pas manger à sa faim.

Sa fuite, le 23 août, a été « totalement spontanée ». « Je me trouvais derrière la porte du jardin et j?avais la tête qui tournait. J?ai réalisé pour la première fois à quel point j?étais faible », explique-t-elle. Mais elle s?est sentie suffisamment forte « physiquement et mentalement » pour tenter sa chance. Une fois dans la rue, poursuit-elle, « j?ai vu une fenêtre ouverte et quelqu?un dans une cuisine. J?ai demandé à la femme d?appeler la police ».

Natascha a expliqué qu?elle regrettait le suicide de son ravisseur, tout en précisant qu?elle ne souhaitait plus parler de lui. Elle désire maintenant poursuivre ses études et envisage plusieurs mé-tiers, notamment dans le journalisme ou la psychologie.

<B>© Le Nouvel Observateur</B>

Publicité