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Appel d?urgence à l?aide internationale
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Appel d?urgence à l?aide internationale
Le gouvernement malgache décrète la situation d?urgence dans toute l?étendue de la Grande Ile. Un appel solennel à la solidarité internationale a été lancé avant-hier au ministère des Affaires étrangères à Anosy, suite au décret 2007/ 657 du conseil du gouvernement. Devant les membres des organisations internationales et du corps diplomatique, les besoins de Madagascar, estimés à plus de 242 millions de dollars, ont été joints à l?appel.
?Même s?il fait beau aujourd?hui, il faut savoir que nous ne sommes qu?à la mi-saison cyclonique. La situation est préoccupante et le pire est à venir?, souligne le maître de la cérémonie, le général Marcel Ranjeva, ministre des Affaires étrangères.
Les partenaires sont à court de vivres, les stocks de médicaments épuisés et les dégâts matériels et humains s?accumulent de jour en jour. ?La situation actuelle justifie la mobilisation des partenaires internationaux?, précise-t-il.
Il a annoncé qu?une cellule de crise interministérielle a été mise en place pour étudier de près les dégâts causés par le passage des cyclones, dont Bondo et Clovis en début d?année ont été les plus violents.
Les dégâts touchent différents secteurs notamment l?éducation, l?agriculture, la santé, l?habitation, les petites infrastructures et les travaux publics. ?Tout le monde a les pieds dans l?eau?, résume Marcel Ranjeva pour montrer qu?aucune zone n?est épargnée par la montée des eaux.
<B>Frein au développement</B>
?Plusieurs régions sont touchées par une pluviométrie excessive. Tout le monde est maintenant concerné, mais cet appel international s?est avéré nécessaire?, souligne Jacky Rolland Randimbiarison, secrétaire exécutif du bureau national des gestions des risques et catastrophes (BNGRC).
Sans intervention urgente, cette situation risque à porter un coup au développement du pays. ?Les objectifs de croissance ne seront sûrement pas atteints?, souligne le ministre Marcel Ranjeva. Les bailleurs ne sont pas restés de marbre. La France, par son ambassadeur à Madagascar Alain LeRoy, a affirmé que Paris vient d?accorder 700 000 euros, soit Ar 1,7 milliard pour la lutte contre l?insécurité alimentaire.
Pour la Banque africaine de développement (Bad) un accord de principe est déjà acquis de Tunis pour débloquer une somme de 500 000 dollars pour couvrir la Grande Ile. Quant à Jean Claude Boidin, ambassadeur de la délégation de l?Union européenne à Madagascar, il affirme que son institution s?engage à soutenir le pays. ?Notre intervention concernera plus la reconstruction des infrastructures routières?, souligne-t-il.
Pour le système des Nations unies pour le développement, Bouri Sanhouidi, son coordonateur, promet d?étudier les requêtes du gouvernement malgache. ?Nous allons essayer de mobiliser plus de ressources?, déclare Gianluca Ferrera, directeur-ajoint du Programme alimentaire mondial Madagascar (Pam). Différents secteurs sont touchés par le passage des cyclones et les inondations dans tout Madagascar. Lors de l?appel à la solidarité internationale à Anosy, les besoins ont été détaillés comme suit :
Pour les travaux publics, l?aménagement des infrastructures routières et portuaires, incluant la mise en place de 40 ha de plate-forme de recasement, nécessitent plus de 80 millions de dollars. Pour l?éducation, une enveloppe de plus de 7 millions de dollars est indispensable pour réhabiliter 1200 salles de classe touchées par les inondations et nourrir 600 000 élèves.
Les besoins dans le domaine de l?agriculture sont estimés à plus de 47 millions de dollars pour la réhabilitation des infrastructures, ainsi que l?approvisionnement en semences et en intrants. D?autre part, l?aménagement du territoire nécessite plus de 18 millions de dollars.
Enfin, plus de 56 millions de dollars doivent être affectés à la santé et une enveloppe de 16 millions de dollars est utile pour les 33 000 sinistrés. Il faut ajouter à cela 27 900 tonnes de vivres.
<B>Fanja SAHOLIARISOA </B> l?express de Madagascar</I>
Nouvelle condamnation pour Fidy</B>
Le général Randrianafidisoa a été de nouveau condamné à trois ans de prison pour séquestration et menace de mort, avant- hier à Anosy. Un colonel de l?armée a aussi écopé de la même peine. Un capitaine a été en outre condamné à deux ans de prison.
Le général Randrianafidisoa a été traduit devant la barre, hier, pour séquestration et menace de mort. Le tribunal l?a condamné de nouveau. ?La juridiction a déclaré le général Randrianafidisoa et le colonel Alfred Rakotomaronirina coupables de séquestration et de menace de mort.? Le tribunal de première instance d?Antananarivo a ainsi prononcé avant- hier, la même peine, 3 ans d?emprisonnement ferme à leur encontre. C?est au bout d?environ cinq heures de temps d?audience que la juridiction est parvenue à cette décision. Quant aux deux autres prévenus, le capitaine Lalaina Andrianjatovo et le sergent Bernard Masesy, ils ont chacun été condamnés à deux ans d?emprisonnement ferme pour séquestration.
Le président du tribunal a évoqué le principe de non cumul de peine. ?En cas de deux ou plusieurs peines prononcées contre une même personne, c?est la peine maximale qui sera éxécutoire?, a-t-il précisé en faisant particulièrement allusion à la condamnation de 4 ans d?emprisonnement du général Randrianafidisoa, le 2 février. Notons par ailleurs que la restitution d?une voiture et deux motos, propriétés du général Randrianafidisoa à sa famille, a été ordonnée par le même tribunal.
Le débat a tourné autour du coup d?éclat du général Fidy à la Base aéronavale d?Ivato (BANI), les 17 et 18 novembre. Le chef de corps de la BANI, le colonel Rafiliposon Ramarosandratana s?est présenté comme partie civile, en tant que ?victime des actes commis par le général Fidy et ses compagnons?. Mais le panel de six avocats qui a assuré la défense du général a prétendu la non culpabilité de son client.
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