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AHRIM: Réélu président, Jean-Jacques Vallet dit attendre les mesures concrètes des autorités
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AHRIM: Réélu président, Jean-Jacques Vallet dit attendre les mesures concrètes des autorités
Jean-Jacques Vallet, reconduit à la tête de l’Association des Restaurateurs et Hôteliers de l’île Maurice (AHRIM) le 30 juin dernier, se dit optimiste quant à l’avenir du secteur touristique.
Deuxième mandat consécutif à la présidence de l’AHRIM pour Jean-Jacques Vallet. C’était à l’issue de l’assemblée générale qui s’est tenue à l’hôtel Sofitel Impérial, à Flic-en-Flac le 30 juin dernier. Le président de l’association fait surtout ressortir l’incompréhension des membres de l’AHRIM, face à la décision récente des autorités compétentes de référer un cas au National Remuneration Board (NRB) en vue de revoir les conditions d’emploi dans ce secteur. Une décision qualifiée d’inopportune et d’inappropriée par Jean-Jacques Vallet.
«Nous sommes dans un environnement où le marché du travail est très dynamique, où il y a un manque de personnel qualifié et de ce fait, les salaires sont déjà très largement supérieurs à ceux du Remuneration Order », explique-t-il.
L’AHRIM, dit-il, a déjà discuté de la plupart de cet aspect avec le ministre du Tourisme Nando Bodha. «Nous savons que ce dernier considère sérieusement ces questions et a déjà pris certaines mesures pour tenter d’améliorer ces états de choses. Il y a beaucoup de points de convergence avec le ministre. Il a mis sur pied certaines structures afin de discuter de ces points et d’identifier les solutions appropriées », a-t-il déclaré.
Avant d’ajouter qu’ils attendent maintenant avec impatience des solutions concrètes aussitôt que possible.  Le président de l’AHRIM a aussi rappelé que le secteur du tourisme reste un qui est très sensible et vulnérable, face aux facteurs externes et aux turbulences de tout ordre. Rappelant ici les perturbations qui ont affecté le tourisme autant sur le plan local qu’international, tels que le Chikungunya, la grippe H1N1, le nuage de cendre, les Tsunamis, les chutes de neige, pour ne citer que ça.
San compter, un secteur qui malgré des chiffres d’arrivées et des recettes touristiques en progression, ne fait toujours pas le bonheur des opérateurs. «Cela se traduit par une profitabilité réduite ou inexistante, si ce n’est chez certains des pertes et une situation dans les hôtels toujours difficile et fragile. Et ce, malgré les nombreuses mesures de réduction des coûts d’opération prises», souligne Jean-Jacques Vallet.
Un contexte défavorable qui se traduit, explique-t-il, par les facteurs négatifs, à savoir, la crise et ses effets sur les voyages et les tarifs hôteliers ainsi que la roupie forte. Ajouter à cela, le manque de sièges d’avion dont le niveau est resté le même depuis 2008 et un prix du voyage relativement élevé, par rapport à certaines destinations concurrente. Alors que le taux d’occupation des hôtels (65%) est, lui, à un niveau qui ne permet pas une performance financière satisfaisante et saine.
Facteurs qui ont un impact négatif sur les revenus qui chutent, alors que les coûts grimpent en flèche. Il a aussi souligné la tendance que de plus en plus de touristes optent pour des hébergements non-hôteliers Jean-Jacques Vallet a ainsi proposé aux autorités de prendre en considération deux éléments essentiels et urgents. « A commencer par la valeur de la Roupie qui de l’avis de certaines institutions internationales, est surévaluée de quelque 10 %. Nous comprenons la sensibilité de cette question mais il nous faut aussi voir l’impact possible de cette Roupie forte sur l’investissement et donc sur la croissance et sur l’emploi et notamment sur la capacité d’améliorer les conditions d’emploi de notre personnel », lâche-t-il.
Avant de soutenir que la plupart des économies à travers le monde utilisent leur monnaie comme un instrument de compétitivité vis-à-vis de leurs concurrents. «Nous ne pouvons rester insensibles et fermés à cette tendance qui peut nous ramener à une trajectoire de croissance et de rétablissement de notre secteur à long terme», dit-il.
Ensuite, il n’a pas manqué d’évoquer la question d’accès aérien, qui dit-il, est fondamentale et a aussi un impact considérable sur les revenus et la croissance.  «Alors que le nombre de chambres a augmenté de 18% depuis 2008, et que le nombre de chambres en dehors des structures hôtelières a augmenté de manière très significative, le nombre de sièges d’avion en 2010-11 est très proche de celui de 2008 d’où un déséquilibre important dans la stratégie de développement touristique », ajoute-il.
Il parle aussi des prix de billets d’avion nettement supérieurs à ceux des principales destinations concurrentes de la région, citant les Maldives ou Seychelles, Le président de l’AHRIM a souligné l’importance d’avoir plus de sièges, de compétition et de lignes afin de stimuler les marchés dont les marchés émergents et les marchés périphériques à savoir les pays d’Europe centrale et d’Europe de l’Est. Tout en maintenant être convaincu de l’importance d’avoir une ligne nationale forte et compétitive.
Il dit également partager la vision des autorités et du ministre du Tourisme Nando Bodha, en particulier quant à la stratégie de diversification des marchés. « Mais cette stratégie ne devrait pas se faire au détriment de nos marchés traditionnels. Ces marchés émergents ont un potentiel important et les conditions préalables à l’investissement notamment l’accès aérien, qui est encore un élément critique dans le développement de ce tourisme », avance-t-il, en saluant la participation d’un nombre croissant d’opérateurs hôteliers qui commencent  à investir sur ce marché ».
En sus de cela, il a fait ressortir d’autres éléments sur lesquels l’ensemble de l’industrie doit se pencher pour la pérennité de la destination. En l’occurrence, la  pollution et l’insalubrité de certains endroits touristiques, l’indiscipline et le manque de qualité de certains services touristiques proposés. Ajouter à cela, le problème d’érosion des plages, la  sécurité, le manque de personnel qualifié.
 
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