Publicité

Afrique australe et orientale, marché à prendre

19 mars 2007, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Un horizon à explorer pour les opportunités d’affaires. C’est ainsi qu’Amédée Darga qualifie en tout cas l’Afrique australe et orientale. Le président d’Enterprise Mauritius intervenait la semaine dernière lors d’un forum organisé par la Jeune chambre internationale de Port-Louis.

Le thème du forum était justement les perspectives d’affaires dans cette région du monde. Il réunissait des délégués mauriciens et quelques délégués africains, actuellement en visite à Maurice.

Eric Ng Ping Chuen, fondateur de la JCI Business Academy et organisateur du forum, a exposé les forces et les faiblesses des échanges entre Maurice et l’Afrique australe et orientale. Les pays de cette zone sont regroupés au sein de la Southern African Development Community (SADC) ou du Common Market for Eastern and Southern Africa (Comesa). Et Maurice fait partie des deux regroupements.

“Les exportations mauriciennes ont perdu de leur dynamisme. Le volume a décliné depuis 2004”, commente Eric Ng Ping Chuen. Les exportations mauriciennes se portent mieux au sein du Comesa (Rs 5,3 milliards d’exportations), que de la SADC (Rs 10 milliards d’importations). Les opportunités d’affaires existent-elles, se demande la JCI ?

Amédée Darga répond avec force : oui. 9 % des exportations se font déjà dans la zone (Comesa et SADC) et ce pourcentage se maintient. Mais ces échanges représentent seulement Rs 5 milliards, soit un total de seulement 168 millions de dollars, pour un marché qui importe massivement du reste du monde. “It’s peanuts”, regrette Amédée Darga qui ajoute : “Nous pouvons prendre une plus grande part de ce marché.”

Soutien et marketing</B>

Le président d’Enterprise Mauritius plaide pour un changement de mentalités. Il y a selon lui, une “mentalité euro-centriste” dans le monde des affaires mauricien. “Tout le monde se bat pour aller dix jours à Paris, mais lorsqu’il faut aller quelques jours en Afrique, il n’y a plus de volontaire”, schématise-t-il.

Il faut selon lui que les businessmen mauriciens sortent de leur coquille, à condition toutefois que l’environnement des affaires s’y prête aussi. Si les entreprises doivent y mettre du sien, elles doivent aussi obtenir un certain soutien, notamment au niveau du marketing.

Un autre moyen de sortir Maurice de son enclave et de lui permettre de mieux rayonner dans la zone africaine, serait de créer une feeder vessel fleet. Une flotte de navires pourrait permettre de dynamiser les échanges, comme le propose Amédée Darga. De son côté, Enterprise Mauritius apporte un soutien aux entreprises en fournissant des informations sur les marchés africains. Bref, l’Afrique orientale et australe représente bel et bien un marché à exploiter. Il ne reste plus qu’à se jeter à l’eau.

Publicité