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3000 ex-ouvriers de Novel Garments indemnisés
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3000 ex-ouvriers de Novel Garments indemnisés
Anjana Gangaram, 45 ans, fait partie des 3 000 employés de Novel Garments qui, d?ores et déjà, se sont mis à la recherche d?un nouvel emploi. ?Je suis machiniste et mon mari est helper dans la même usine. Nous avons tous les deux été licenciés. C?est très dur car nous avons des dettes?, confie cette habitante de Chemin-Grenier dans un souffle. Seule consolation : le 16 juin, elle recevra, comme les autres ouvriers mauriciens licenciés, ses indemnités. Les employés en ont été officiellement informés mercredi dernier par voie postale.
Le paiement sera effectué selon les dispositions de l?Industrial Expansion Act. Celui-ci prévoit le déboursement d?une semaine de paie par année de service pour ceux ayant moins de trois ans de service et deux semaines par année de service pour ceux qui comptent plus de trois ans au sein de cette entreprise. En outre, la direction de l?usine s?est engagée à rembourser aux employés leurs congés annuels et à assurer le paiement du boni de fin d?année au prorata.
Cette formule devrait, dans un premier temps, soulager les travailleurs. Nombre d?entre eux s?inquiètent pour l?avenir, d?autant, disent-ils, que les usines de la région hésitent à employer des machinistes d?un certain âge. ?Faut-il attendre que j?aie soixante ans pour toucher la pension ?? se demande encore Anjana Gangaram. D?autres licenciées ont émis le souhait que la direction de Novel leur présente leur fiche de paie pour qu?elles puissent vérifier le décompte de leurs indemnités. La direction de la compagnie a déjà pris l?engagement de corriger d?éventuelles anomalies.
Le licenciement de ces 3 000 paires de main survient dans le sillage de la délocalisation des activités du groupe hongkongais vers la Chine. La décision de Novel Garments de fermer ses unités fait suite aux pertes essuyées à Madagascar lors de la crise politique qui a secoué la Grande Île.
Fort heureusement, environ 1 500 personnes seront rembauchées par le partenariat Ian Espitalier-Noël-Italdenim. La MEPZA assure de son côté que les 3 000 autres employés ne devraient pas avoir de mal à trouver un emploi, car des usines de textile recherchent actuellement 5 600 ouvriers additionnels. Mais qu?en est-il de la situation sur le terrain ?
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