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“Paris Massala”parfumé au curry
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“Paris Massala”parfumé au curry
Après la Chine, la France prépare une opération séduction visant un rapprochement avec l’Inde sur les plans culturel, économique et politique. C’est ce qui explique, dans une certaine mesure, la publicité accordée à One dollar curry
(présenté sur la chaîne cryptée Voyage cette semaine), qui sort en France, ce mois-ci, trois semaines avant ses débuts en Inde.
L’Inde a la cote en ce moment à Paris : Coffee India, dans le quartier de la Bastille, Punjabi Night au Hard Rock Café et un site Internet “radiomasala.net.”. Il y a aussi Pascal Heni, un Parisien bon teint qui, sous le pseudonyme Pascal of Bollywood, s’est fait, dit-on, une réputation en Inde en interprétant des chansons en hindi, tamil et bengali. Son dernier album mélange des chansons des films indiens, des versions indiennes de chansons françaises et un extrait de la Symphonie No. 40, de Mozart.
One dollar curry est le deuxième film de Vijay Singh, réalisateur indien installé en France depuis son adolescence. Après avoir fait ses études dans l’hexagone et entrepris un doctorat à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, il partage son temps entre écriture (Jaya Ganga, La Nuit poignardée, Tourbillon d’ombres) et le cinéma (Jaya, fille du Gange, 1996). Vijay Singh est également un collaborateur régulier pour les journaux Le Monde, Le Monde Diplomatique et Libération. Son film raconte l’histoire de Nishan, un jeune réfugié politique Sikh, qui vend du curry dans la rue et qui se dit descendant d’une lignée de chefs ayant servi les empereurs Moghols, Winston Churchill et même Michael Jackson.
La population sikh a largement contribué à faire du Punjab l’état le plus fertile, surnommé le “grenier de l’Inde”. Parmi les quelque 200 000 immigrés d’origine indienne à Paris, pour la plupart installés dans le 10e arrondissement, la communauté sikh compte environ 5 000 personnes.
“Les Punjabis sont réputés pour leur sens de la fête, ce sont des bons vivants, pas étonnant alors, qu’ils inspirent autant Bollywood et le cinéma indien dans son ensemble : que serait Bollywood sans les Kapoors, les Singhs (un nom que l’on trouve également chez les rajpoutes, hindoues du Rajasthan), les Chopras, les Kumars, les Chawlas et les Bakshis etc. Sans oublier l’adaptation punjabi de la chanson Pretty Woman dans Kal Ho Na Ho ou bien, l’inoubliable grand-mère sikh de Preity Zinta dans le film.
Le Mariage des Moussons et Bride & Prejudice sont deux films parmi tant d’autres qui nous permettent d’explorer la culture Punjabi. Les deux réalisatrices de ces films, Gurinder Chadha et Mira Nair sont originaires de cette région de l’Inde.”
Sonia RANNOU sources : allo ciné/ice
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