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“Il y a dans les villes un grand potentiel de développement foncier”
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“Il y a dans les villes un grand potentiel de développement foncier”
<I>“Managing director” d’English Estates, agence de “Property Development”</I>
● <B>Votre agence est une compagnie de “Property Development”. Comment diffère-t-elle d’une agence immobilière ?</B>
Il faut bien faire la distinction. Nous ne sommes pas dans l’achat et la vente. Nous vendons nos propres produits, c’est-à-dire les propriétés que nous avons nous-mêmes développées.
● <B>La tendance du moment est-elle d’aller vers des produits de luxe plus que vers des maisons à prix accessibles ?</B>
Oui, il y a une tendance très claire. Et je plaide coupable d’avoir aussi été vers ce segment du marché. Il y a bien une demande pour les logements de luxe. Mais il faut aussi rester réalistes. à Maurice, la moitié de la population n’est pas propriétaire d’une maison. De nombreux Mauriciens louent leur logement. On commence donc à se tourner vers le marché des logements accessibles. Ce marché existe aussi. Nous avons eu tendance à nous laisser emporter par le marché du luxe mais il y a un réel potentiel pour le développement de maisons moins chères.
● <B>Les gens investissent-ils dans des logements secondaires ?</B>
Il y a une section de la population qui a développé une préférence pour les appartements. à tort ou à raison, certaines personnes se sentent mieux dans des appartements surveillés où un système de sécurité est mis en place. Ces gens investissent dans des appartements en tant que logement secondaire. Vous avez aussi d’autres personnes qui veulent d’un deuxième logement pour s’y réfugier après une dure journée ou une dure semaine. Ils veulent profiter d’une maison luxueuse, d’une piscine et de tout le confort. D’autres personnes investissent aussi dans un logement pour les enfants. La tendance qui veut que l’on demeure chez maman et papa est en pleine révolution.
● <B>Les régions côtières sont-elles les plus populaires en termes de développement foncier ?</B>
À Maurice, les gens se sont concentrés sur les régions côtières ces 30 à 40 dernières années. Le tourisme a provoqué un véritable engouement pour de tels endroits. Les villes, par contre, sont sous-développées. Nous ne pouvons, par exemple, pas du tout établir une comparaison entre Maurice et Singapour ou entre Maurice et la Malaisie. Il y a dans les villes un grand potentiel de développement foncier, et nous comptons bien aller dans cette direction.
<I>Propos recueillis par</I> Sharon SOOKNAH</B>
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