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“Il y aura une accélération dans la création des PME en 2007”
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“Il y aura une accélération dans la création des PME en 2007”
● <B> Le ministère de l’Industrie et des Petites et moyennes entreprises (PME) et la SEHDA organisent une série de rencontres avec les petits entrepreneurs. Quel est le but de ces réunions ?</B>
Ces rencontres sont destinées aux personnes qui ont commencé à opérer depuis l’année dernière. Nous ne touchons pas les entrepreneurs existants dans le cadre de ce programme. Entre juillet 2005 et le mois de janvier de cette année, il y a eu quelque 4 600 nouvelles entreprises qui se sont enregistrées auprès de la SEHDA. Beaucoup de nouvelles activités ont été lancées l’année dernière.
Nous voulons être à l’écoute des personnes qui ont démarré leur business récemment et voir comment mieux les encadrer. Il ne suffit pas seulement de leur donner des certificats et les laisser seuls à leur compte. Il faut un dialogue régulier pour pouvoir prendre la mesure de leurs doléances et préoccupations dans le but de mieux les soutenir.
Nous avons convoqué environ 500 nouveaux opérateurs pour cette première rencontre lundi dernier. Nous comptons rencontrer d’autres opérateurs prochainement pour poursuivre l’exercice de dialogue et d’interaction.
Le gouvernement a mis beaucoup de nouvelles facilités à la disposition des PME. L’accès aux financements est aujourd’hui beaucoup plus facile qu’auparavant. La Development Bank of Mauritius (DBM) a mis en place de nouveaux plans qui permettent aux petits opérateurs d’emprunter sans avoir à hypothéquer leurs biens personnels.
<I>“Le fast track au niveau du ministère s’occupera des problèmes qui sont plus compliqués. Il s’agit des cas qui touchent à la politique générale du gouvernement. Le ministre de tutelle, Rajesh Jeetah, présidera lui-même le comité du fast track.”</I>
Il y a aussi eu l’introduction du Business Facilitation Act qui a pour but de simplifier les procédures de démarrage des nouveaux business. Les conditions existent pour favoriser l’éclosion de nouveaux entrepreneurs. Il aura une accélération dans la création des PME en 2007.
● <B>Plusieurs opérateurs ont pourtant fait état des problèmes concernant les permis d’opération lors de la réunion de lundi dernier ? </B>
Nous sommes à l’écoute des opérateurs. La nouvelle loi sur le business facilite, certes, le lancement des nouvelles entreprises. En même temps, il faut que ces activités se fassent dans les règles.
Il faut respecter l’environnement, par exemple. Une personne ne pourra pas lancer une activité d’élevage de poules dans un quartier résidentiel.
Il y a des directives qu’il faut respecter au niveau de l’environnement, de l’hygiène et de la sécurité. à ce stade, nous ne savons pas encore d’où viennent les difficultés dont font état les entrepreneurs. C’est la raison pour laquelle nous poursuivons le dialogue avec eux.
Nous réunissons toutes les institutions concernées par les PME lors de ces rencontres. Il s’agit des ministères de l’Environnement et de la Santé, les collectivités locales, la DBM, l’Agricultural Research and Extension Unit (AREU), entre autres. Nous pouvons ainsi mieux situer l’origine et la nature des problèmes. D’où l’importance des consultations régulières entre les institutions et les opérateurs.
● Le ministère de l’Industrie et des PME prévoit la mise sur pied d’un “fast track” pour traiter les obstacles. Dans quelle mesure cela aidera-t-il à trouver des solutions aux problèmes des PME ?</B>
Nous avons au niveau de la SEHDA, une unité de facilitation des affaires. Nous sommes en liaison avec les autres institutions, et nous intervenons pour trouver des solutions aux contraintes qui nous sont rapportées.
Le fast track au niveau du ministère s’occupera des problèmes qui sont plus compliqués. Il s’agit des cas qui touchent à la politique générale du gouvernement. Le ministre de tutelle, Rajesh Jeetah, présidera lui-même le comité du fast track. Il est plus à même de faire remonter certaines questions au niveau du Cabinet si besoin est. Il sera aussi beaucoup plus facile pour faire amender certaines régulations qui gênent inutilement les opérations des entrepreneurs.
● <B>Que prévoit la SEHDA pour favoriser le développement des PME existantes ? </B>
Nous mettons l’accent sur la formation des entrepreneurs. Nous travaillons dans ce contexte en étroite collaboration avec l’université de Maurice et du Human Resource Development Council (HRDC).
Le HRDC a identifié les faiblesses au niveau de la formation chez les petits opérateurs. Nous intervenons dans le développement des compétences à plusieurs niveaux de leurs opérations.
Toutefois, nous sommes au courant qu’il y a beaucoup de PME qui ont un personnel très restreint et qui ne peuvent se permettre de libérer leurs employés pour aller suivre des cours. Nous mettons en place un système d’intervention en entreprise pour faciliter le processus de formation sans causer trop de rupture dans les opérations du business.
Nous recherchons aussi l’expertise étrangère pour la mettre à la disposition des opérateurs mauriciens. Nous avons fait venir deux experts de la Malaisie dans le domaine des travaux de bois.
L’apport de l’expertise étrangère peut aider les fabricants à rehausser la qualité de leurs produits.
● <B>La SEHDA dit mettre beaucoup d’accent sur le transfert des technologies aux profits des PME. Comment vous y prenez-vous ? </B>
Nous avons participé à des foires en Inde notamment pour identifier les technologies auxquelles les PME pourront avoir recours. Il y a aussi une délégation de petits entrepreneurs qui s’est rendue en Chine récemment pour voir sur place les machines et équipements qui peuvent les aider à améliorer la qualité de leurs produits et aussi à développer de nouveaux créneaux.
Nous comptons organiser une foire de technologies à Maurice pour présenter aux opérateurs les possibilités dans ce domaine. Les entrepreneurs pourront découvrir les dernières technologies dans leurs domaines respectifs.
● <B>Les PME ont encore beaucoup de difficultés pour trouver des marchés à l’étranger. Que prévoit la SEHDA sur ce plan ? </B>
La recherche des marchés à l’étranger est du ressort d’Enterprise Mauritius (EM) principalement. Je sais qu’EM est en train d’abattre un gros travail pour trouver de nouveaux marchés pour les PME dans la région notamment. Comme le marché local est exigu, les autorités encouragent les petits business à explorer davantage les opportunités régionales.
Dans cette optique, EM se penche actuellement sur la création de cinq “trading houses” sur le continent. Ces facilités permettront aux PME de mieux pénétrer les marchés régionaux.
EM organise, d’autre part, la deuxième édition du Salon industriel Mauritius for Africa au mois de juin de cette année. Cette manifestation a eu un franc succès l’année dernière. Les business mauriciens pourront exposer leurs produits et services aux acheteurs potentiels venant des pays de la région.
La SEHDA intervient beaucoup au niveau du marché local. Nous aidons les petites entreprises à trouver de nouveaux business dans le pays. La foire des PME que nous avons organisée l’année dernière a grandement aidé les participants à trouver de nouveaux clients. Certains opérateurs ont aussi commencé à faire du business entre eux.
Nous apportons un soutien au niveau du réseau également. Nous aurons bientôt un annuaire des PME. Ce sera un outil de marketing vital pour les opérateurs.
● <B>Plusieurs PME ont des contraintes en termes d’espace pour opérer. Que préconisent les autorités par rapport à ce problème?</B>
Le Business Parks of Mauritius Ltd (BPML) est en train de reconvertir plusieurs anciens bâtiments industriels (ceux qui sont sans activités après la fermeture des usines de textile) en des zones dédiées aux PME. Des espaces pour les petits opérateurs seront bientôt disponibles à Tyack, à Surinam et à Beau-Vallon.
Le gouvernement projette, par ailleurs, la construction de neuf zones d’affaires dans les trois prochaines années. à la SEHDA, nous avons un répertoire des bâtiments appartenant aux particuliers et aux sociétés qui peuvent accommoder les activités des PME. Les entrepreneurs auront un plus grand choix en termes de sites d’opération.
Propos recueillis par</I> <B>Akilesh ROOPUN</B>
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