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Îlot isolé?

4 avril 2004, 20:00

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<B>?C?EST</B> enn villaz exclu du developpeman?. C?est ce que nous dit Soorooj Imreet, qui habite Ilôt. Nous avons tendance à croire que l?homme exagère. Mais au fil des minutes, il décrit le calvaire des habitants de ce petit village et nous sommes obligés de reconnaître qu?il dit la vérité. L?amertume de Soorooj Imreet et de ses amis est visible. On les comprend.

Les jeunes de ce village n?ont aucun terrain de foot. Rishi Bissessur, de Îlot Youth Club, explique qu?autrefois les jeunes pouvaient jouer sur le terrain de l?école, mais depuis un certain temps, ce n?est plus possible. Croyant qu?avec l?ouverture de l?Institut Rabindranath Tagore, ils pourraient pratiquer le foot sur le terrain de cette institution, ils ont vite déchanté : là aussi, ils ont été chassés. ?Zotte mette garde derrier nou?, dit Rishi Bissessur.

Sous le soleil

Il ajoute que les jeunes n?ont aucun lieu de rencontre. ?Il y a le local de la sabha, mais la plupart du temps, il n?est pas disponible?, déclare-t-il. C?est souvent chez les amis que des rencontres ont lieu.

Soorooj Imreet affirme que lorsque l?ancien Premier ministre indien, Deve Gowda, avait effectué la pose de la première pierre de l?institut à Îlot, il avait promis un million de dollars pour la construction des infrastructures sociales et sportives nécessaires dans le village. ?Mais sur ce plan, rien n?a été fait et nous avons appris que cette somme a été investie dans l?institut?, ajoute-t-il.

Pour jouer à la pétanque, les jeunes doivent chercher une petite place dans la cour d?un habitant.

Non seulement les jeunes sont laissés à eux-mêmes, mais les vieux aussi. Soorooj Imreet, affirme que c?est sous un arbre que les personnes du troisième âge reçoivent leurs prestations sociales. ?Nous parlons de cyberîle, alors qu?à Ilot?, les vieux doivent encore affronter le soleil ou la pluie pour toucher leur pension.

Même le crématorium de la localité n?est pas en bon état. Le terrain, don d?une famille de la région, n?est pas reconnu par les inspecteurs sanitaires. Les gens ont toutes les peines du monde pour obtenir le burial permit.

Rishi Bissessur explique que les habitants ont appris que les autorités envisagent de faire construire un centre communautaire, mais sur le terrain où il y a un jardin d?enfants.

?Même pou sa zot fer santaz et zot dir nou si pa akcepte, pas pou gagne?. Selon lui, les autorités avancent que faute de state land dans le village, il est difficile de faire l?acquisition de terrains pour la construction des locaux et des infrastructures nécessaires. Mais Rishi Bissessur rétorque qu?il y a de nombreuses personnes qui voudraient vendre leurs terrains.

Le village ne dispose d?aucun abribus et est mal desservi par les autobus. Rishi Bissessur et Soorooj Imreet, déclarent qu?ils n?ont jamais vu un Field Worker du Fonds pour l?intégration des personnes vulnérables dans l?endroit.

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