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«Pas un seul chômeur homme entre 30 et 55 ans dans le pays»

29 avril 2008, 00:00

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C?est une histoire que raconte Rama Sithanen, ministre des Finances, hier soir, lors d?une réunion politique plutôt intime, organisée chez le Joganah à l?avenue Malartic à Quatre-Bornes. Il rencontre une personne de sa circonscription. «Ki pozisyon ?» dit-il. «Mo pe rod enn travay», réplique l?habitant de Quatre-Bornes. «Be vinn get mwa merkredi», dit Sithanen. Le mandant répond par la négative. «Mo pa kapav, mo deza ena enn travay, mo pe rod enn dexiem», dit-il. C?est de cette façon que les Rouges ont, depuis deux mois, tenté de convaincre leurs partisans de se rendre au meeting du 1er Mai à Vacoas.

Et Rama Sithanen, avec ses colistiers Xavier Duval et Nita Deerpalsing (venus un peu plus tard car ils animaient des réunions simultanées à différents endroits à Quatre-Bornes) expliquent, chiffres et exemples à l?appui, le pourquoi des actions gouvernementales depuis 2005.

Le ministre des Finances se vante d?avoir attiré autant d?investissements et d?avoir créé tellement d?emplois «qu?à ce jour, il n?y a pas un seul homme âgé entre 30 et 55 ans qui est au chômage. Les chômeurs sont les jeunes et les femmes». Il a d?ailleurs demandé à ceux qui ont besoin d?un travail de «donn zot nom, ena plein travay».

Le ministre des Finances a aussi fait le tour des difficultés économiques dans le monde. «Moris pe tir so kanet dan zoue parce que nous avons un leadership et une équipe», dit-il. Et vante même les subsides en ajoutant que face aux difficultés comme la hausse du prix de la farine, «le gouvernement a fait un effort, nous avons augmenté les subsides de Rs 400 millions à Rs 700 millions et pour le gaz, j?ai doublé les subsides qui sont passés de Rs 300 millions à Rs 600 millions».

Rama Sithanen s?en prend aussi à Paul Bérenger et raconte comment ce dernier «koz gran gran koze dan parlma». Il dit lui avoir lancé un défi, celui de faire un face-à-face à la télévision sur la crise alimentaire, «me li sove !» Sithanen ajoute que Bérenger s?est défilé «parce qu?il n?a pas de programme, pas de vision. So vizyon se al lapes Vaish. Apre li dir nou ki kominal». S?ensuit un chapelet de noms comme «pagla mamou, pacpac», etc. qui fait rire l?assistance.

Nita Deerpalsing s?en prend aussi à Bérenger. «Il a lui-même démontré son incompétence. Après trois ans passés comme ministre des Finances et deux ans comme Premier ministre (PM), il vient pleurnicher et vous dire que le pays est en état d?urgence économique. Cela veut dire qu?il admet ki linn fane. Maintenant imaginez un moment que c?est lui qui était PM pendant ces moments difficiles auxquels nous faisons face actuellement. Comment aurait-il géré un baril de pétrole qui passe de $ 40 en 2005 à $ 120 maintenant ?» demande-t-elle. Pour elle, «zot in fou pei enba lao ek se sa ki Rama Sithanen inn bizin trape». Mais ajoute-t-elle, «maintenant petit à petit, nous commençons à respirer».

Xavier Duval, leader du PMXD, explique que la situation était tellement précaire en 2005 «que nous avons dû agir en tant que gouvernement responsable qui doit créer la richesse avant de la partager». Mais, ajoute-t-il, les mesures prises ont donné des résultats. Il lance aussi un autre message important à ses partisans : «Nous avons tous des revendications mais dites-vous bien que ce n?est que quand on est au pouvoir que l?on peut faire des choses et en changer d?autres.»

Si les travaillistes ont été plus discrets que leurs adversaires dans l?exercice de rappel des troupes, le message est néanmoins sans équivoque. «Nous avons besoin de votre soutien.» Et la cible est toujours la même : Paul Bérenger.

Après cette réunion à l?avenue Malartic, les députés de l?endroit se sont rendus à une quatrième réunion à la municipalité de Quatre-Bornes pour discuter logistiques, c?est-à-dire comment organiser les autobus et le défilé pour le meeting du 1er Mai à Vacoas.

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