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«Des programmes d?aide de l?UE risquent d?être compromis»

16 novembre 2007, 00:00

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La Commission européenne (CE) est claire au niveau des conséquences du non-respect des indicateurs de performance dans le cadre de la réforme sucrière. Cela représente des risques pour une partie du plan de décaissements des fonds concernant les mesures d?accompagnement.

John Clancy, porte-parole de Louis Michel, commissaire européen au développement, a expliqué, hier à l?express, que la Multi Annual Adaptation Strategy (MAAS), présentée par le gouvernement à l?Union européenne (UE), décrit les lignes directrices de la réforme. Il a déploré que les objectifs clés fixés dans le plan n?ont pas été atteints : «The MAAS document, presented by the Government of Mauritius to the European Union in 2006, is the guiding document of the reform process. Unfortunately the key targets detailed in that plan have not been met to date.»

<I>«A moins qu?une évaluation précise sur ces conditions soit effectuée d?ici le 31 décembre, soit d?ici six semaines, légalement, cette somme ne pourra être décaissée.»</I>

John Clancy fait ressortir que ces objectifs sont à la base des accords pour le financement. Toute absence de progrès représente des risques pour la programmation de décaissement des fonds de l?UE.

«As those targets form the basis for our financing agreements, any lack of progress can put some earmarked EU funds at risk.»

A son avis, ce dont Maurice a besoin est un consensus entre tous les partenaires pour que le processus de réforme puisse commencer de manière efficace.

Dans une interview accordée à Business Magazine dans sa dernière édition, Claudia Wiedey, chef de la délégation de la CE à Maurice, va dans le même sens. Elle souligne que si progrès il y a sur l?épierrage des champs des planteurs, par contre, aucun progrès n?a été enregistré au niveau de la fermeture des usines et deux programmes de Voluntary Retirement Scheme (VRS).

«A moins qu?une évaluation précise sur ces conditions ne soit effectuée d?ici le 31 décembre, soit d?ici six semaines, légalement cette somme ne pourra être décaissée. This is legally binding», explique Claudia Wiedey. Elle fait ressortir que, comme une très grosse partie des fonds européens est destinée au VRS, c?est certain «que s?il n?y a rien qui intervient sur le VRS, il n?y aura aucun déboursement».

<B>«Engagements non tenus»</B>

Elle ajoute que «l?argent européen pour le VRS (9 millions d?euros) sert seulement de garantie. Si le gouvernement préfère payer lui-même les travailleurs leur VRS, il peut le faire. Ce n?est pas notre problème. Nous, nous sommes là pour soutenir le pays et l?aider à la réforme. C?est aux sucriers et au gouvernement de discuter de comment cet argent arrive aux travailleurs».

Claudia Wiedey explique également que la MAAS est la propriété du gouvernement mauricien, mais, en même temps, des engagements ont été pris et doivent être respectés. «Il y a des conséquences face aux engagements non tenus», prévient-elle.

Dans les milieux de la CE à Bruxelles, on estime que la MAAS est, à ce stade, le seul document qui a été envoyé à la Commission. L?on soutient aussi que Maurice a le droit d?ajuster sa stratégie pour s?assurer qu?elle reste juste et équitable.

Dans les mêmes milieux, on soutient que l?UE est toujours ouverte pour discuter de nouvelles propositions et qu?un deal approprié aura à être trouvé entre le gouvernement et les partenaires concernés pour continuer le processus de réforme du secteur sucre.

MISE EN LIQUIDATION

<B>St.-Félix va collaborer avec le SIT pour payer les salaires des employés</B>

■ La Compagnie Usinière Saint-Félix (CUSF) a décidé de collaborer avec le «Sugar Investment Trust» (SIT) pour le paiement des salaires des employés de l?usine jusqu?en janvier 2008. L?usine de Saint-Félix n?est plus opérationnelle depuis décembre 2005. Elle a néanmoins assuré les salaires et autres avantages de ses employés qui étaient au chômage technique durant ces deux dernières années grâce au soutien de la «Saint-Félix Sugar Estates Company Limited» (SFSE), qui a déboursé Rs 30 millions en s?appuyant sur des facilités bancaires pendant les deux dernières années. Mais ces facilités n?étaient plus disponibles, entraînant la mise en liquidation de la CUSF.

La SFSE possède 80 % des parts de la compagnie usinière de Saint-Félix. Les 20 % restants sont détenus par le SIT.

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