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«C?est le statu quo dans l?Education»
Que pensent les acteurs majeurs du secteur éducatif de cette première année écoulée sous le signe de l?Alliance sociale ? Les sentiments sont très mitigés et peu de points positifs semblent avoir été retenus.
Le sentiment de Vinod Seegum, président de la Government Teachers? Union résume plutôt bien l?impression générale : « Nous sommes restés sur notre faim. Les dossiers importants tels que l?échec scolaire, la scolarité obligatoire jusqu?à 16 ans ne bougent pas alors qu?il n?y a pas de dialogue entre le ministère de l?Education et ses partenaires. » Et d?ajouter que « le slogan d?éducation de niveau international pour tous, c?est comme une pub pour de la dentifrice. L?on promet beaucoup mais il y a rien ».
Son collègue de la Government Hindi Teachers? Union, Suttyhudeo Tengur, est encore plus sévère : « Ce fut un an de stagnation. Les conditions propices n?ont pas été crées pour établir une éducation de niveau internationale. J?estime que le ministre a abdiqué devant ses responsabilités. »
Autre réaction, celle d?un recteur d?un important collège privé : « J?ai l?impression qu?il n?y a pas d?intérêt du ministère pour attaquer l?échec scolaire et de faire respecteur la loi sur l?éducation obligatoire jusqu?à 16 ans. » Hervé de St Pern, directeur du Bureau de l?éducation catholique, dit souhaiter ne pas être trop négatif. « Il y a eu du positif, par exemple, ces Assises de l?éducation en novembre, mais cette affaire de A+ est un point sombre.»
Les divers représentants du secteur interrogés déplorent pour la plupart que le changement promis il y a un an ne s?est pas encore concrétisé. «Le ministre paraît avoir de bonnes intentions et être à l?écoute, mais trop de secteurs sont restés intouchés», indique un membre du syndicat des inspecteurs.
« Nous n?avons vu que des promesses jusqu?ici. Nous ne savons même pas dans quel sens le ministre veut aller », déplore pour sa part Harris Bachwa, porte-parole de la Fédération des managers des collèges privés. Yahya Paraouty, président de l?Union of Private Secondary Education Employees va plus loin en indiquant que «la plupart des décisions prises n?ont pas fait l?unanimité dans le secteur ». Il pense notamment à l?abolition des subsides sur le SC et le HSC et celle ayant trait à la distribution de pain dans les écoles primaires ainsi qu?à la fin des collèges de Form VI.
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