Publicité

« Les fautes sont des outils d?apprentissage »

18 février 2007, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Pourquoi est-ce qu?on hésite tellement à dire « stop » à ce qui ne nous convient pas ? Est-ce par lâcheté, par manque d?ambition ?

Quand on hésite à dire non, c?est simplement parce que l?on associe plus de souffrance que de plaisir à ce « non ». Pour reprendre les idées d?Anthony Robbins, coach américain, il y existe deux forces qui influencent le comportement de chacun : le besoin de rechercher du plaisir, et le besoin d?éviter la souffrance.

Tout ce qu?on fait, en passant par notre choix de musique, la voiture qu?on achète, les fonds dans lesquels nous investissons, jusqu?aux partenaires que l?on choisit, est dirigé par ces deux forces. On associe tel type de musique, telle voiture, et tel partenaire au plaisir qu?ils nous procurent, et à la souffrance qu?on évite en faisant ce choix. Il y a aussi en jeu la notion de learned helplessness qui explique que, quand on a beau essayé et qu?on n?a pas réussi, on finit par éventuellement lâcher prise, même si tous les facteurs sont propices à la réussite.

Comment faire pour prendre sa destinée en main ? Quels conseils pouvez-vous donner à ceux qui veulent s?affirmer et s?accomplir ?

L?individu doit être honnête envers lui-même et évaluer cette lacune entre là où il se trouve et là il aurait souhaité être. Il importe également que cet individu en arrive à son seuil de tolérance. Dès lors, il se dit « ça suffit ? j?en ai marre, je ne veux plus de cela ! » C?est là où tout le travail commence ! La personne est alors disposée à remettre les choses en perspective. Pour s?affirmer, il faut aussi élever ses standards : trop de gens se contentent de la moyenne, en se disant que ce n?est pas aussi mauvais que cela : « Mon époux n?est pas aussi méchant, il y a pire » ; « Ce régime qui me tue n?est pas si mal, après tout, il faut que je sois mince pour être accepté et aimé car sans ce poids idéal, je ne suis personne. »

Tout cela nous démontre l?importance des excuses qui nous incitent à accepter le second best. Pour réussir, il faut que l?on sache ce que l?on veut et cela n?implique pas de se faire mal ou de faire mal aux autres. Il est également important de savoir, au plus profond de nous-mêmes, les raisons puissantes qui nous poussent à vouloir concrétiser nos désirs et quel sens ont ces derniers. C?est cela qui nous incitera à prendre des actions constructives.

Mais le risque majeur, quand on ose prendre des décisions et changer de trajectoire, c?est de se tromper. Comment ne pas tomber dans ce piège ?

On connaît tous l?adage qui dit que celui qui ne risque rien, n?a rien. Donc, celui qui ne se trompe jamais, n?apprend jamais ! C?est justement la peur de se tromper qui paralyse l?individu et l?empêche de prendre des risques et d?aller de l?avant.

Si avoir un plan pour obtenir ce qu?on veut, prendre des actions constructives pour concrétiser nos désirs, et changer de stratégie jusqu?à ce qu?on réussisse était la formule magique pour parvenir à nos fins, comment se fait-il que nous ne soyons pas tous comme Gandhi ? !

La réponse est la peur : on craint de se tromper, d?échouer, d?être rejeté, d?être jugé, etc. Mais la bonne nouvelle, c?est qu?aucun des grand(e) s hommes ou femmes qui ont réussi ne l?ont fait du premier coup. Il ne faut pas attendre que cette peur disparaisse, mais agir en n?en tenant pas compte ! Aussi longtemps qu?on fait des erreurs, on est toujours sur la bonne voie, car les fautes sont des outils d?apprentissage.

L?ennemi, c?est de refuser de grandir de par ses erreurs ! Les gens qui réussissent ne s?évaluent pas par rapport aux autres ? ils assument leurs erreurs et ne recherchent pas à être valorisés par ceux qui sont autour d?eux.

Mais, selon vous, a-t-on toujours vraiment le choix ? Croyez-vous à l?adage « quand on veut, on peut » ?

La réponse n?est malheureusement pas aussi claire qu?on l?aurait souhaitée ! L?être humain est, après tout, un produit de sa constitution biologique et de son environnement. Il a été conditionné à accepter, rejeter, redouter, croire et ne pas croire à certaines choses. Pour réussir, il serait important d?oser se remettre en question et de défier ce conditionnement auquel on a été sujet, et qui est beaucoup plus puissant que ce qu?on n?ose l?imaginer. Ne pas vouloir choisir, n?est-ce pas aussi un choix que l?on fait ?

Publicité