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« L’Affaire Kaya » : le médecin légiste Harish Surnam présente son point de vue
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« L’Affaire Kaya » : le médecin légiste Harish Surnam présente son point de vue
Le Dr Harish Surnam a procédé au lancement de son ouvrage intitulé ‘L’Affaire Kaya’, le vendredi 16 mars, à l’Université de Maurice. Celui qui a pratiqué l’autopsie du roi du seggae décrit son livre comme un hymne à la vérité.
Le Dr Harish Surnam est d’avis que des zones d’ombre persistent autour de la mort de Joseph Réginald Topize, dit Kaya. Il a présenté son livre, le vendredi 16 mars, à l’Université de Maurice, en présence de l’Attorney General. Kaya a été arrêté le jeudi 18 février 1999 sous l’accusation d’avoir fumé du gandia en public. Le corps sans vie du chanteur a été découvert sur le sol de sa cellule à Alcatraz, le 21 février.
L’autopsie pratiquée par le Dr Surnam révélera que Kaya est décédé d’une blessure à la tête. Les conclusions de cet examen révèlent également que le chanteur ne portait aucune contusion par pression des doigts, c’est-à-dire, l’absence de preuve d’agression par violente empoignade.
Autre point saillant est l’absence d’écorchures ou d’éraflures, preuves que le corps n’a pas été projeté au sol. Mais note toutefois d’autres éléments intrigants : la présence de réaction inflammatoire autour des blessures indiquant que celles-ci avaient eu lieu plusieurs heures avant le décès.
Selon le livre du Dr Surnam : « Le défunt avait été dans un état d’agitation quelques heures avant son décès, lorsque sous l’emprise d’une crise convulsive, il a fait une chute au sol d’une position verticale et s’est heurté la tête au sol où son corps fut emparé par des mouvements convulsifs. Il a rendu l’âme dans les minutes qui ont suivi cette blessure à la tête ».
La présentation de ce livre a eu lieu lors d’une cérémonie lors de laquelle le Dr Surnam s’est adressé à ceux présents. Pour lui, hors du cadre légal, Kaya demeure un génie musical. Un avis que partage l’Attorney General. « Kaya a laissé son plus bel héritage qui est sa musique. Le seggae est encore bien présent aujourd’hui à Maurice et bien des groupes qui ont suivi s’en sont inspirés depuis », a ajouté Yatin Varma qui est d’avis qu’au fil des années, il y a eu la nécessité d’apporter des réformes dans le système légal.
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