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« Je suis choqué »
Lalit a toujours fait figure de petit Poucet dans le paysage politique du pays. Petit, certes, mais le point de vue de ce parti a toujours été écouté avec attention. Un des animateurs du parti, Ram Seegobin, déplore que les députés ne se soient pas intéressés aux questions fondamentales qui semblent avoir été oubliées dans le budget 2006-2007. Il fait mention de la crise du logement et du chômage.
« C’est un débat vide de sens. Il y a maintenant Pravind Jugnauth qui dit que Sithanen lui a piqué ses idées, mais il trouve par la même occasion que le budget est mauvais. C’est absurde », se lamente-t-il. « Au lieu de résumer le débat, ils se soucient de peccadilles et le discours de Neeta Deerpalsing n’a été que des fanfaronnades. »
Selon Ram Seegobin, les députés devraient débattre sur la question de savoir comment le pays sortira du pétrin quand le tarif préférentiel et les quotas textiles arriveront à expiration d’ici trois ans. « Mo pa fine tane kicaine koze lor la, mo choquer. »
Mais, dit-il, il y a une part de vérité dans tout ce qui est dit ces jours-ci : que rien n’a concrètement changé par rapport à l’ancien gouvernement. Le budget, pour Ram Seegobin, reflète une philosophie monétariste propre à Paul Bérenger et que Rama Sithanen a toujours prôné. Bérenger sera content : pour Ram Seegobin, c’est un budget à la Lee Kwan Yu qui vient d’être adopté. En fin de compte, résume-t-il, ce sont les travailleurs qui vont payer les pots cassés car on sera en pleine crise.
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