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HSC avec 5 «credits» : Jeu des ill… usions pour contourner un règlement!
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HSC avec 5 «credits» : Jeu des ill… usions pour contourner un règlement!
Ils sont combien ces jeunes qui font aujourd’hui la fierté de Maurice, ou ceux qui les applaudissent dans nos stades, qui, faute de 5 «credits», ne pourront faire le Higher School Certificate (HSC), et qui faute de HSC, ne pourront faire des études universitaires ? Et ils sont combien de ceux-là qui, par manque de sous, ne pourront contourner ce règlement contraignant du ministère de l’Éducation ?
Et pourtant, s’ils avaient les moyens, ils auraient pu se passer du règlement du ministère, et faire comme s’il n’existait pas ! Oui, vous avez bien lu : l’argent permet de contrer les exigences d’entrée imposées, et fait ouvrir aux seuls jeunes dont les parents ont les moyens, les portes de l’université. Dans toute cette affaire qui se déroule au vu et au su de tous, il y a de juteuses transactions, une aubaine pour des institutions qui ont su trouver le bon filon. Capitaliser sur une brèche du système : voilà la devise de ceux qui font de l’éducation une marchandise réservée à ceux qui ont l’or, mais pas en médaille !
La méthode
L’élève friqué, avec un School Certificate (SC) ou un GCE O-Level avec 4 «credits», va faire un diplôme pendant six mois. Puis, il peut, avec ce diplôme, entrer en première année pour des études universitaires. Une première remarque tient au fait que même s’il n’a pas un SC complet (donc, un échec), avec quatre O-Level, l’élève pourra accéder à l’université, moyennant paiement évidemment de frais de scolarité à une institution privée. Cette possibilité n’existe pas dans les institutions publiques, l’université de Maurice ou l’université de Technologie.
Mais l’illustration du pouvoir de l’argent dans l’éducation universitaire va plus loin. Un créneau est offert aux institutions privées pour rafler l’argent de la population, et il est permis de chambouler les donnes dans le système de l’éducation publique. En effet, une institution privée peut aider l’enfant riche à court-circuiter les deux ans que durent les classes de HSC. Après avoir fait son SC, le riche étudiant sera à l’université bien avant son ami pauvre qui, lui, va devoir faire son HSC pendant deux ans ! C’est ainsi que nous lisons toute la pub qui est faite autour de ce produit qui est proposé aux Mauriciens. On espère l’avoir bien compris. Et, à moins que les autorités ne viennent nous expliquer que l’on se trompe, on restera avec le sentiment d’un cas de discrimination : l’accès à l’éducation étant influencé par la quantité d’or et d’argent dont dispose l’élève.
Intentions
Les autorités avaient une bonne intention : la recherche de la qualité de l’éducation. Mais, écarter de l’école publique une catégorie de jeunes, pour faire des économies dans le budget éducatif est une décision mal calculée. À voir la rapidité des institutions privées à sauter sur une occasion pour se remplir les caisses, on ne peut que deviner l’empressement à appliquer une méthode simpliste pour régler le problème du taux d’échec au niveau du HSC.
Education as a Business
On ne peut ne pas savoir que dans une économie ultralibérale, l’éducation soit devenue une activité surtout lucrative : on n’a qu’à voir le nombre d’institutions de formation, plus de 300, pour un pays de la taille de Maurice et de sa démographie.
Au royaume des «gold diggers», c’est du business. L’éducation est un bien marchand et non une vocation d’un temps passé. Tout est question d’argent. Les intérêts privés n’en ont que faire des politiques. Pour eux, l’exploitation du système dérive d’une idéologie de profits tous azimuts, du business. «As usual!»... «Plin tank»! En fin de compte, qui sont ceux qui rafleront l’or ? Allez Maurice !
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