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Validité des diplômes: des étudiants de l’université EIILM veulent arrêter les cours
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Validité des diplômes: des étudiants de l’université EIILM veulent arrêter les cours
La décision est prise pour deux étudiantes : elles cesseront de suivre les cours dispensés par l’«EIILM University». D’autres envisagent, pour leur part, de leur emboîter le pas. En cause : la polémique sur la validité des diplômes de l’institution.
La publication d’une ,Public Notice de la UniversityGrants Commission (UGC) a soulevé bien des questions sur la validité des diplômes délivrés par des antennes locales des universités indiennes. En effet, selon cette notice, aucune université privée indienne n’a obtenu de feux verts pour ouvrir une antenne étrangère. L’Eastern Institute for IntegratedLearning in Management(EIILM) University, principale concernée par la note de l’UGC, se retrouve dans une situation difficile.
Certains de ses étudiants ont peur pour l’avenir et songent sérieusement à arrêter les cours. L’express a essayé à maintes reprises, hier, de joindre Sunil Jeetah, directeur de l’institution, ainsi que le ministre de l’Enseignement supérieur, Rajesh Jeetah, pour une réaction. Mais en vain. «Je vais arrêter les cours carmes parents ne veulent plus financer mes études à cause desdoutes quant à la validité desdiplômes délivrés par cette institution.C’est compréhensible. Jevais chercher un emploi jusqu’àce que je trouve une autre institutiontertiaire», confie Shandini (prénom modifié), 22 ans et étudiante en Advertising.
Le plus désolant, selon elle, c’est la perte de temps et surtout d’argent. «Il n’y aura sansdoute pas de remboursementpour tout ce qu’on a déjà payé», dit-elle. Rachel (prénom modif é), 23 ans et étudiante à l’EIILM en Journalism and Mass Communication,a également décidé de quitter l’institution. «J’avais pour projet de poursuivremes études à l’étranger.Ou encore d’y travailler. Avectout ce qui s’est passé, ce n’estdésormais plus possible», dit-elle.
À l’instar d’autres étudiants, la jeune femme est remontée après avoir pris connaissance du contenu de la note de l’UGC. D’autant plus que la direction de l’EIILM leur avait assuré que les diplômes seraient reconnus au niveau international. Rachel trouve injuste que la direction ne se soit pas expliquée sur la validité des diplômes qu’elle délivre. «Ilsont seulement posté un messagesur le site de l’universitépour tout mettre sur le dos desjournalistes et de la politique», ajoute-t-elle. Ce qui rend la pilule dure à avaler pour Rachel est le fait qu’elle a abandonné son emploi pour poursuivre des études à l’EIILM. Pour cette jeune femme, la situation est devenue inquiétante. «La plupart de mes camarades,comme moi-même,sommes issus d’une famille modeste.Il leur a fallu contracterdes emprunts pour payer desétudes qui ne serviront, au final,à rien», s’insurge-t-elle.
L’argent perdu est aussi ce qui inquiète Priya (prénommodifié), étudiante en journalisme. «J’ai déjà payéRs 90 000 pour cette année d’études. C’est grave, notre avenir est en jeu.» La jeune femme ambitionnait de se lancer dans le photojournalisme, mais ce projet est compromis, dit-elle. Pour l’instant, elle va «essayerd’avoir des détails» auprès de la Tertiary Education Commission. À la lumière des informations obtenues, elle décidera si elle arrêtera ou non ses cours à l’EIILM.
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