SBM: «Il ne s’agit pas d’une sanction…»

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Un communiqué devait être émis à ce propos tard dans la soirée. En attendant, les réunions se sont multipliées hier à la SBM Tower depuis la décision de la Reserve Bank of India (RBI) de sévir contre sa filiale indienne. Cela, suivant les normes prudentielles qui n’ont pas été respectées, impliquant les transferts de fonds par les résidents hors d’Inde qu’aurait détecté la Banque centrale indienne et ce, sous le Liberalised Remittance Scheme (LRS). 

Dans l’entourage de la direction de SBM Holdings, au sein desquelles opèrent les filiales indiennes, tout comme celles du Kenya et de Madagascar, on soutient que RBI n’a pas sanctionné la banque comme une entité bancaire mais qu’il s’agit simplement d’une mesure administrative concernant le fonctionnement de son département engagé dans le système de transfert de fonds. 

Toutefois, cette décision, rapportée par la presse internationale et les agences de presse, est jugée grave par les spécialistes vu que la RBI n’accorde aucun délai à SBM Bank (India) pour rectifier le tir quant à la conduite des transactions sous le LRS, introduites par la Banque centrale indienne en 2004 comme une mesure de libéraliser le contrôle des changes. 

Les membres du conseil d’administration de SBM India.

Ce qui fait dire à un ex-banquier qui a longtemps opéré au sein de cet établissement et qui connaît bien les rouages de ces services que «RBI a certainement émis des avertissements que la filiale indienne de SBM n’a pas respectés. Vu que toutes les sanctions prises par RBI doivent figurer dans les rapports de SBM Bank (India) soumis à Port-Louis, le quartier général est certainement au courant de la décision du régulateur indien». 

La direction de la SBM Holdings, laisse-t-on comprendre, souhaite attirer l’attention sur le fait que le LRS permettait initialement aux parents indiens de transférer des fonds pour financer les études tertiaires de leurs enfants hors de la Grande péninsule, en dollars américains. Toutefois, certains résidents, nous dit-on, ont détourné le système en utilisant ce canal pour investir dans des start-up étrangères disposant d’un fort potentiel de croissance et assorties à des taux de rendements conséquents. 

Le pot aux roses aurait été découvert par les inspecteurs de la RBI lors de leur exercice de supervision, qui ont vite alerté plus d’une fois la direction de SBM Bank (India). Car cela impliquerait, selon nos informations, plusieurs millions de dollars qui auraient quitté la filiale indienne de la SBM et qui pourrait nuire à terme à l’économie de la Grande péninsule. 

Un autre son de cloche, rapporté dans la presse, fait état du positionnement de SBM (India) comme l’institution bancaire préférée des start-up, qui ont noué des relations avec cette banque, pour qu’en contrepartie, ses clients bénéficient de certaines facilités de forex et soient en mesure d’acheter des investissements étrangers. 

À la Banque de Maurice, la situation de la SBM (India) est suivie de près pour s’assurer que cette mesure ne vienne pas ternir l’image du secteur bancaire mauricien. Parallèlement, à la Bourse de Maurice, on estime que des sociétés cotées n’auraient pas bénéficié des investissements sous le LRS. En revanche, on relève que SBM Holdings a perdu 4 sous, affichant à la clôture Rs 4,32 contre Rs 4,37 à l’ouverture du marché. Comparé à mardi dernier, la valeur bancaire a perdu 14 sous, une baisse attribuée par des stockbrokers à la décision de la RBI.

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