Grève de la faim | Nishal Joyram conduit d’urgence à la clinique: «Mo pou révini, mo pou kontinié»

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© Ehsan Juman

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Le soldat Joyram est à terre. Mais il n’a pas déposé les armes pour autant. Conduit en urgence à la clinique hier, alors que son état de santé s’était considérablement détérioré, il a juré qu’il serait de retour…

Il était peu après 15 h 30, hier. Ce que beaucoup de personnes craignaient s’est produit. Nishal Joyram a été conduit d’urgence à la City Clinic, à Port-Louis. L’éducateur de 42 ans, qui en était à son 22e jour de grève de la faim, a finalement été extirpé de sa tente bleue, installée sur le parvis de la Cathédrale Saint-Louis, et placé sur une civière jusqu’à l’ambulance dépêchée sur place. Si l’organisme du soldat s’est affaibli, il jure qu’il ne déposera pas les armes pour autant ; et qu’il sera de retour dès que son état de santé le permettra…

C’est sous des applaudissements nourris et des cris des sympathisants qui scandaient «gouvernman kriminel» que Nishal Joyram a quitté son «abri». «Mo pou révini, mo pou kontinié», trouvet-il la force de dire aux personnes venues le soutenir. L’émotion était palpable, certains en avaient même les larmes aux yeux… Dans la foule, Rama Valayden. «Ce gouvernement est sans cœur et n'a aucune considération pour son peuple», lâchera l’homme de loi. Naraindranath Gopee, syndicaliste, ne décolère pas. «Nou ti dir gouvernman azir avan tro tar. Pann ékouté. Zot responsab si ariv li kitsoz grav.»

Plus tôt, le Dr Gujadhur, qui est aux côtés du gréviste depuis plusieurs jours, avertissait que l’état de santé de Nishal Joyram inspirait des inquiétudes. Le tourment se lisait également sur le visage de Vishwanee, la sœur de Nishal Joyram, une des rares personnes qui avaient accès à l’intérieur de la tente. Des dispositions avaient en effet été prises pour éviter que le gréviste n’attrape le Covid, notamment, son système immunitaire s’étant affaibli.

Que ce soit pendant la matinée, l’après-midi ou la soirée, les sympathisants n’ont cessé d’affluer, que ce soit sur le parvis de la cathédrale ou devant la clinique. Histoire de prendre des nouvelles de Nishal Joyram, de lui dire merci…

De l’autre côté, le gouvernement lui ne cède pas. Une réponse du bureau du Premier ministre est toujours attendue après la lettre déposée lundi par Ivor Tan Yan, qui fait partie du comité de soutien de Nishal Joyram.

Par ailleurs, en guise de solidarité, une soirée candlelight a été organisée à la place Cathédrale, hier.

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