Sommet de l’investissement à Saint-Aubin: Padayachy exhorte les opérateurs à privilégier l’axe Maurice-Afrique

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L’Afrique est un marché en pleine expansion avec un retour sur investissement des plus intéressants, a fait valoir le ministre des Finances, hier.

L’Afrique est un marché en pleine expansion avec un retour sur investissement des plus intéressants, a fait valoir le ministre des Finances, hier.

Lors du Sommet de l’investissement, hier à Saint-Aubin, le ministre des Finances s’est dit convaincu que l’axe Maurice-Afrique serait la solution pour une croissance exponentielle du pays. Malgré ses incertitudes, la guerre russo-ukrainienne érigerait l’Afrique en une mine d’opportunités que doit saisir Maurice, idéalement placée pour agir comme centre financier international dans cette région.

Devant les incertitudes économiques découlant de la guerre russo-ukrainienne, le ministre des Finances, Renganden Padayachy, plaide en faveur d’une plus grande mobilisation des ressources financières du privé en Afrique, déjà largement affectée par la crise pandémique. Objectif : soutenir des projets d’investissements à haut potentiel économique.

Face aux représentants du privé réunis à Saint-Aubin hier matin à l’occasion d’un Sommet de l’investissement organisé par Jurisconsult Chambers, Renganaden Padayachy privilégie l’axe Maurice–Afrique et y voit Maurice idéalement positionnée comme un centre financier international pour servir la région en structurant des investissements transfrontaliers en Afrique.

Car, en dépit des nombreux défis auxquels le continent africain fait face, le ministre y décèle des opportunités. Outre le fait que l’Afrique soit riche en ressources naturelles, elle a un atout rare, soit d’être le deuxième continent le plus peuplé au monde, avec une population qui atteindra 2,5 milliards d’ici 2050. «C’est un marché en pleine expansion avec un retour sur investissement comme étant l’un des plus intéressants au monde», a-t-il déclaré.

Catalyseur d’investissements

Pour assumer ce rôle de catalyseur d’investissements et de développement à l’échelle africaine, Maurice, a, selon le ministre, de nombreuses cordes à son arc. Il a vanté sa stabilité politique et sociale, son cadre réglementaire ou encore sa main-d’œuvre bilingue. Alors que sur le front de l’investissement direct étranger, Maurice perçoit 16 % de ses investissements directs du continent, les opérateurs mauriciens investissent à hauteur de 60 % en Afrique.

Pour ce qui est du commerce intra-africain, Maurice exporte 31 % de ses produits vers l’Afrique. Sans compter, a ajouté le ministre Padayachy, qu’avec l’entrée en vigueur de la Zone économique de libre-échange africaine, mais aussi la ratification des accords commerciaux du CECPA (Comprehensive Economic Partnership Agreement) signé avec l’Inde, et du FTA (Free Trade Area) avec la Chine, une augmentation du commerce et de l’investissement en Afrique via Maurice est anticipée.

Le ministre des Finances a insisté sur le fait que la réussite de ce partenariat avec l’Afrique passe par le développement des services financiers et, accessoirement, de l’économie dans son ensemble. «En tant que levier de croissance et de création d’emplois qualifiés pour les Mauriciens, le secteur des services financiers demeure un secteur qui est plus dynamique, résilient et performant.» Pour preuve, il a rappelé que malgré la brutalité de la crise, cette industrie n’a pas pour autant vacillé, réalisant un taux de croissance et une contribution au PIB de respectivement 4,6 % et 13,9 % en 2021. Et pour l’année en cours, le secteur se maintiendra à un haut niveau, avec un apport au PIB estimé à 13 % du PIB, soit Rs 63,1 milliards.

Et quid des projections économiques post-Covid ? À ce sujet, il a soutenu que, malgré la guerre en Ukraine, l’année 2022 s’achèvera sur de bonnes performances avec, notamment, une croissance du PIB qui se situera à 7,2 % en 2022 et à plus de 5% en 2023. Par conséquent, il s’attend à ce que le PIB dépasse la barre des Rs 550 milliards en 2022 et les investissements atteignent Rs 105 milliards, soit une hausse de 13 % par rapport à 2021. Quant au chômage, le taux passera de 9,2 % en 2021 à 7,8 % en 2022.

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