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Projet hôtelier: un 5 étoiles avec casino privé à Grand-Gaube

22 juillet 2015, 17:45

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Projet hôtelier: un 5 étoiles avec casino privé à Grand-Gaube

Lieu: Grand-Gaube. Projet: un hôtel 5 étoiles assorti d’un casino privé. Coût : Rs 5 milliards. L’initiative de ce projet haut de gamme revient à Desmond Chu, un jeune fils du sol qui fait fortune dans les affaires à Hong Kong. Il est le fils de Jean Ah-Chuen – qui a depuis, pris le patronyme Chu – et qui est le frère de Vincent Ah-Chuen, l’un des directeurs du groupe ABC. Établi à Hong Kong depuis de nombreuses  années, ce Mauriciano- hongkongais, petit-fils de sir Jean Ah-Chuen est de ceux qui ont entendu l’appel du ministre des Finances Vishnu Lutchmeenaraidoo encourageant la diaspora à revenir à Maurice.

 

Desmond Chu sera dans l’île le 15 août à la tête d’une importante délégation d’hommes d’affaires hongkongais pour engager des discussions avec le Bureau du Premier ministre, les ministères des Finances et du Tourisme, ainsi que le Board of Investment. L’objectif étant de faire en sorte que la construction de cet ambitieux projet puisse démarrer assez vite.

 

Terrain de 340 arpents

 

D’ores et déjà, un terrain de 340 arpents a déjà été identifié et retenu par les promoteurs pour ce projet. Ce terrain en toute propriété – dont 22 arpents se trouvent sur les pas géométriques – appartient à l’ex-sucrerie de St-Antoine, vis-à-vis de l’île d’Ambre.

 

Pour l’heure, peu d’informations transpirent au sujet de ce nouveau projet hôtelier baptisé Phoenix et au sujet du montage financier. Toutefois, sa principale attraction sera un casino privé. Celui-ci,  laisse-t-on entendre sera une référence, dans la région, au vu de sa grande superficie et de la clientèle qu’il ciblera.

 

Il se trouve que ce casino privé ne sera pas ouvert aux Mauriciens mais uniquement aux touristes résidents et aux voyageurs étrangers. «L’idée est d’attirer une clientèle touristique haut de gamme venant des pays asiatiques, qui se passionnent de jeux, plus particulièrement du baccara, un jeu de cartes qui se joue avec un banquier et des joueurs appelés pontes. Il est surtout présent dans les casinos et ressemble au chemin de fer», souligne un spécialiste des casinos, très au fait de ce dossier.

 

Pour le gouvernement, ce casino privé est une expérience susceptible de donner une impulsion aux arrivées touristiques provenant de l’Asie. Du reste, le ministre du Tourisme Xavier Luc Duval compte s’atteler à doper le nombre de touristes chinois qui foulent le sol mauricien. «Aujourd’hui, ils sont des centaines de milliers à se déployer en grand nombre dans les différentes destinations balnéaires du monde. Il s’agit pour le pays de séduire une partie de cette clientèle en proposant une gamme d’activités qui répondent à leur culture», laisse entendre un hôtelier.

 

Du reste, la promotion de la destination mauricienne en Chine a commencé à porter ses fruits. Pour preuve, il y a eu une augmentation de 7,9 % au niveau des voyageurs venant de ce pays pour les six premiers mois de l’année, soit 42 108 touristes, contre 31 938 pour la même période l’année dernière.  Ils viennent essentiellement de Shanghai, de Pékin, de Guangzhou et prochainement de Chengdu, grâce au lancement de la nouvelle desserte d’Air Mauritius.

 

Restent les taxes perçues sur les casinos et les maisons de jeux. Il est évident qu’un casino privé de cette taille constituera certainement une véritable machine à sous pour remplir les caisses du gouvernement  sous forme de Gambling Tax. N’en déplaise au ministre des Finances qui veut mettre de l’ordre dans le secteur. Mais il ne peut s’en plaindre car pour les années financières 2007, 2008 et 2009, les taxes perçues sur l’industrie des jeux (elles proviennent essentiellement des casinos et des maisons de jeux) s’élevaient à un peu plus de Rs 1,1 milliard, Rs 1,4 milliard et Rs 1,5 milliard respectivement. Pour  2014, le montant totalisait Rs 2,1 milliards.

 

Toutefois, on n’en est pas encore là. Le projet Phoenix n’a pas encore pris forme même si les promoteurs souhaitent qu’il soit une réalité dans deux ans.