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AGOA: Maurice craint d’être exclue des pays bénéficiaires

31 juillet 2014, 10:18

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AGOA: Maurice craint d’être exclue des pays bénéficiaires

 

Les craintes sont exacerbées. Alors que des discussions sont en cours sur le renouvellement de l’Africa Growth and Opportunity Act (AGOA), la partie mauricienne se dit inquiète que le pays pourrait être exclu de la liste des bénéficiaires. C’est ce qui est ressorti d’une conférence de presse organisée par la Mauritius Export Association (MEXA), ce jeudi 31 juillet.

 

La révision de la loi pourrait, en effet, inclure un classement des pays du continent africain qui, en raison de leur niveau de développement et de croissance économique, n’ont plus besoin des facilités qui leur ont été garanties depuis l’introduction de l’AGOA en 2000 pour être compétitifs. La Mauritius-US Business Association (MUSBA), baséeà Washington, a, dans un récentarticle paru dans son bulletin, indiqué que«it has also been suggested by some that AGOA should be revised to authorize the “graduation” of more advanced AGOA beneficiaries that no longer need AGOA’s preferences in order to be competitive. Although South Africa is the intended target of this proposal, there is a serious risk that Mauritius might also be caught up in the same net”.

 

Maurice intensifie son lobbying auprès de toutes les instances américaines pour faire avancer ses arguments qui s’articulent autour des points suivants. Le pays souhaite notamment que l’AGOA soit étendue pour une période de quinze ans à partir de septembre 2015. Et aussi que le principe du 3rd Country Fabric (la possibilité de s’approvisionner en matières premières auprès de pays tiers) soit intimement lié à la période d’extension de l’AGOA.

 

Le pays appelle, par ailleurs, à plus de souplesse des Américains par rapport au principe de règles d’origine concernant les thons en boîte.

 

L’AGOA est, en fait le clin d’oeil des États-Unis en direction des pays du continent africain pour l’écoulement, à sens unique, de leurs produits sur son marché. En clair, cela veut dire que l’entrée des produits en provenance de l’Afrique sur le marché américain n’est pas sujette à la taxe douanière, se fera sans obligation de se soustraire au principe de réciprocité dans des échanges commerciaux avec les Etats-Unis d’Amérique et sans quota.

 

Par ailleurs, la délégation, dirigée par le Premier ministre, se rendra, par ailleurs ce jeudi à Washington pour participer au Sommet des chefs d’Etat africains. Ce sommet devrait marquer un tournant dans les relations commerciales entre les Etats-Unis, qui veulent consolider leur présence sur le marché africain, et les pays africains.

 

 

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