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You’ll never walk alone
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You’ll never walk alone
Disclaimer: La chronique qui suit est entièrement dédiée au Liverpool Football Club. Toute personne faisant une crise d’urticaire dès que le club de la Mersey est mentionné est priée de ne pas aller au-delà de ces lignes. Les Scousers et autres amoureux du foot en général peuvent continuer leur lecture.
C’est la dernière journée de la Premier League (PL) anglaise. Au terme d’une saison fantastique, où l’équipe comptait même jusqu’à 7 points d’avance sur le champion en titre, Manchester City, Liverpool aborde son ultime rencontre en deuxième position, avec 94 points, à un point des Citizens. Tout autre résultat qu’une victoire des Sky Blues sur le terrain de Brighton, etsous réserve que les Reds l’emportent sur Wolverhampton à Anfield, verra le sacre de Liverpool comme championne d’Angleterre. Mission impossible ? Non, parce qu’impossible n’est pas Liverpool !
Les «die-hards» de Liverpool en connaissent un rayon question mission impossible. Pas plus tard que mardi, lors de la demi-finale retour en Ligue des Champions, les Reds ont renversé une situation des plus compliquée, surmontant un déficit de trois buts, pour en passer quatre au grand Barcelone, sans rien encaisser en retour. Un «come-back» digne des plus belles soirées européennes des gars d’Anfield. Liverpool est un grand d’Europe et son entraîneur, l’Allemand Jürgen Klopp, en est le maestro fou et déjanté, qui mène l’équipe à la baguette depuis trois ans et demi maintenant.
Certes, en termes de trophées, les compteurs sont toujours bloqués, surtout, en ce qui concerne celui de championne de la Premier League – une disette qui dure depuis 29 ans maintenant– mais, en termes de résultats et de régularité, l’équipe a gagné en maturité et en expérience. La preuve, avec un total probable de 97 points, avec la meilleure défense du championnat, avec deux de ses buteurs qui sont à +20, avec une seule défaite en 37 matchs, Liverpool risque de ne pas être championne si Manchester City remporte son dernier match. 97 points, c’est plus que le résultat final de nombre de champions de la PL ces dernières saisons. Et la place en finale de la Ligue des Champions, le 1er juin à Madrid, n’est, elle aussi, pas usurpée.
Le travail et l’abnégation de l’entraîneur et des joueurs, couplés avec l’apport inconditionnel de leur 12e homme, le public chaud bouillant d’Anfield, font que Liverpool, tel le Phénix, renait de ses cendres. Finalistes malheureux de la Ligue des Champions l’an dernier, cette année sera la bonne pour les hommes de Klopp. Tout en respectant l’adversaire, Tottenham, Liverpool est favorite pour ramener la Coupe aux grandes oreilles à la maison, pour la 6e fois de son histoire. «Form is temporary. Class is permanent», avait un jour dit le grand Bill Shankly, ancien entraîneur des Reds. On ne peut mieux résumer l’histoire de Liverpool.
Les moins de 30 ans parmi les fans des Reds n’ont jamais vu leurs joueurs remporter le titre. Ils ont vécu, par exemple, le triplé de 2001, où l’équipe avait enlevé la FA Cup, la League Cup et la Coupe de l’UEFA sous le Français Gérard Houiller. Ou encore, ils avaient vibré lors de la folle soirée d’Istanbul, en 2005, où les Reds de l’Espagnol Rafa Benitez avaient ramené leur 5e titre de champions d’Europe à l’issue d’une «remontada» contre le Milan AC. Mais le saint Graal, le titre de championne d’Angleterre, les fuit depuis la saison 1989- 90, leur 18e sacre obtenu sous la direction de Kenny Dalglish. 29 ans. Une éternité.
Alors, en cette dernière journée de la PL, en cette journée où ça passe ou ça casse, le véritable fan des Reds, celui ou celle qui est resté(e) fidèle aux Merseysiders «come hail or storm», va continuer à y croire. On dit qu’une personne peut changer de mari ou de femme, de maison, de boulot, de sexe, de voiture, de parti politique, de beaucoup d’autres choses encore. Mais que le véritable fan de foot ne changera jamais d’équipe.
«Believe.» Croire jusqu’à l’ultime seconde, jusqu’à ce que l’arbitre ne mette fin à la rencontre. Oui, et c’est ça aussi le football, espérer, n’ayons pas honte de le dire, un coup de main de Brighton. Comme un ultime pied de nez à cette folle saison, un coup de pouce du destin, comme Liverpool en a déjà reçu pas mal pendant les 37 précédentes rencontres. Osons croire que notre équipe sera championne d’Angleterre au soir du 12 mai.
«When you walk through a storm, hold your head up high, and don’t be afraid of the dark. At the end of a storm, there’s a golden sky, and the sweet silver song of a lark. Walk on through the wind, walk on through the rain, though your dreams be tossed and blown; walk on, walk on, with hope in your heart, and you’ll never walk alone. YOU’LL NEVER WALK ALONE.»
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