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Washington voit la main d''Al-Qaida derrière l''attaque de son consulat à Benghazi
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Washington voit la main d''Al-Qaida derrière l''attaque de son consulat à Benghazi
L''''attaque contre le consulat américain de Benghazi en Libye, mardi 11 septembre, au cours de laquelle l''ambassadeur des Etats-Unis et trois autres Américains ont été tués, semble avoir été planifiée, estimaient mercredi soir des responsables américains.
Initialement mise sur le compte d''hommes armés  en colère contre un film anti-islam, l''attaque résulterait d''une opération coordonnée plutôt que de débordements de foule. "C''est l''hypothèse de travail en ce moment", a déclaré un responsable sous couvert d''anonymat.
Selon cette source, les extrémistes se sont servis de manifestants qui protestaient contre un film anti-islam comme d''un "prétexte" pour s''en prendre au consulat américain avec des armes de petit calibre, mais aussi des lance-roquettes. « Il y a des détails encore assez flous, mais clairement on a la signature d’al qaida », a estimé de son côté Mike Rogers, président républicain de la commission du renseignement au Congrès américain, sur la chaîne CNN.
« Depuis des mois on a vu Al-Qaida chercher des cibles occidentales, partout enAfrique du Nord. Nous avons observé certaines activités qui nous permettent de penser aujourd''hui qu''il s''agit d''un groupe affilié à Al-Qaida », a-t-il ajouté. D''autres responsables américains ont parlé d''une "attaque complexe", tout en refusant de se prononcer sur l''identité de ses auteurs.
Pour la Quilliam Foundation, un cercle de réflexion londonien présidé par Noman Benotman, ex-chef de file d''un mouvement islamiste armé qui combattait le régime de Kadhafi, l''opération pourrait avoir été organisée pour venger la mort du numéro deux d''Al-Qaida, Abou Yahya Al-Libi, tué par un drone américain au Pakistan. La veille de l''attaque de Benghazi, une vidéo dans laquelle Ayman Al-Zaouahri, chef de file du mouvement, confirme sa mort et invite les Libyens à la venger, avait en effet été diffusée sur Internet.
Les autorités libyennes ont aussi pointé du doigt à la fois les partisans du régime déchu de Kadhafi et Al-Qaida, après cette attaque survenue le jour du 11e anniversaire des attentats du 11-Septembre. Tripoli a présenté ses excuses "aux Etats-Unis, au peuple américain et au monde entier" pour cette "attaque lâche". Le président américain Barack Obama a dénoncé une attaque "choquante" tout en écartant une rupture des liens avec la Libye.
 
Le Monde (c)
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