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Seafood: un secteur qui se réinvente

16 mai 2013, 05:52

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Seafood: un secteur qui se réinvente

Le secteur du seafood s’apprête à passer à un autre niveau. Notamment avec l’entrée en opération de nouvelles usines de traitement de thon. Des producteurs comptent augmenter leurs exportations vers les marchés, existants et nouveaux, afin de répondre à la hausse de la demande.

 

Pour les trois premiers mois de cette année, les exportations des produits de mer sont estimées à Rs 2,7 milliards, contre Rs 2,2 milliards pour la même période l’an dernier. Dans les milieux d’Enterprise Mauritius(EM), on pense qu’avec les développements en cours, la valeur des exportations du seafood pour cette année devrait augmenter d’environ 35 % par rapport à l’année dernière, où elles se chiffraient à Rs 10,2 milliards.

 

La hausse des exportations du seafood est, dans une grande mesure, liée à l’entrée en opération de la deuxième usine de traitement de poisson de l’armateur réunionnais SAPMER. Cette usine sera aussi alimentée, comme sa première usine, Mer de Mascareignes Ltd, par les deux nouveaux thoniers de l’armateur qui viennent s’ajouter aux cinq existants.

 

Attendus à la fin de l’année, ces deux thoniers vont battre pavillon mauricien. Cela permettra à SAPMER d’exporter ses produits vers des pays de la Southern African Development Communityen bénéficiant des avantages au niveau des droits de douane.

 

Avec ses sept navires, l’armateur ramènera quelque 42 000 tonnes de thon à Port-Louis pour la transformation. «Nos marchés actuels sont l’Europe,les États-Unis, le Canada, le Japon et d’autres pays d’Asie mais la Chine et la Russie sont aussi dans notre viseur. Nous pensons que notre deuxième usine sera en opération à la fin du mois», dit Christopher Talbot, General Manager de SAPMER à Maurice.

 

Des couleurs qui émerveillent

L’usine de traitement de Hassen Taher Seafoods MauritiusLtd, qui sera opérationnelle en octobre, traitera entre 100 et 120 tonnes de poisson par mois. Princes Tuna MauritiusLtd (PTM) est en mesure, cette année, d’accroître sa production sans avoir recours à des investissements importants en matière d’équipements. Le Royaume-Uni demeure son principal marché, mais ses exportations continuent aussi de croître sur les marchés français et polonais.

 

La société Valfarms attend «que l’intérêt exprimé par des visiteurs à l’EuropeanSeafood Exhibition tenue à Bruxelles à la fin d’avril pour importer du poisson salé précuit et l’exporter ensuite vers l’Afrique se concrétise par des commandes». Ce poisson salé précuit est produit à St Brandon. Sans compter BlueRavinal Import & ExportLtd, un des derniers opérateurs arrivés dans le secteur. Il a commencé depuis mars à exporter du poisson frais, entier et éviscéré, vers la Réunion.

 

«Il s’agit du poisson pêché à la ligne dans les eaux autour de Maurice par une trentaine de pêcheurs. Les couleurs et le goût du poisson mauricien, surtout de la vieille rouge, ont émerveillé plus d’un lors du Salon européen du seafood. Nous espérons pouvoir commencer les premières exportations vers l’Europe dans les prochains mois. Notre marché niche sera la restauration du haut de gamme», dit Gérard Dumas, directeur marketing de Blue Ravinal.

 

La Ferme Marine de Mahebourg Ltd passe aussi à la vitesse supérieure. Elle compte doubler d’ici deux ans sa capacité de production de poisson frais pour répondre à la hausse de la demande de la clientèle étrangère. Avec ses équipements actuels la FMM pourra produire 1 200 tonnes par an contre 500 tonnes actuellement.

 

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