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Ligue des champions : l'Allemagne se passionne pour « sa » finale
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Ligue des champions : l'Allemagne se passionne pour « sa » finale
La finale de la Ligue des champions 100% Allemande passionne les amoureux de la Bundesliga. Ce samedi 25 mai, l’Allemagne retiendra son souffle lors de cette rencontre au Wembley Stadium. Mais la coupe aux grandes oreilles restera belle est bien dans le pays.
«Finale de rêve » ou «match du siècle », la finale de la Ligue des champions opposant ce samedi 25 mai pour la première fois deux clubs allemands, le Bayern Munich et le Borussia Dortmund, enflamme un pays fier de voir son football de nouveau dominateur. Depuis que les deux clubs ont battu en demi-finales Barcelone et le Real Madrid, l'Allemagne jubile et se prépare pour cet évènement qui n'aura lieu qu'"une fois et plus jamais", selon un éditorialiste de l'influent quotidien populaire Bild.
«Chère République du football ! Jusqu'à samedi, rien n'est aussi important. C'est historique, (...) plus important que la chancelière, plus important que l'euro", écrivait le quotidien en début se semaine. Dans les villes concernées, la fièvre est depuis longtemps montée. Les 25.000 billets pour la finale, jouée à Londres au stade de Wembley et dont dispose chacun des clubs, se sont arrachés, comme en témoignent les 500.000 demandes auxquelles a dû faire face le Borussia Dortmund (BVB).
Trois espaces avec écrans géants sont prévus dans la ville tandis qu'à Munich, de longues queues se sont vite formées pour obtenir les billets gratuits donnant accès samedi à l'Allianz-Arena (45 000 places) où une retransmission est prévue. La "Theresienwiese" où s'installe traditionnellement l'Oktoberfest, a également été réquisitionnée.
Même l'orchestre philharmonique de la ville s'est mis à l'heure du foot : un hymne à la gloire du club, dirigé par son chef Lorin Maazel en maillot du Bayern, cartonne sur internet. Une facétie réservée aux initiés :
Le plus grand rassemblement de supporteurs (100 000 attendus) devrait cependant avoir lieu à Berlin, devant la porte de Brandebourg. Mercredi, les préparatifs étaient en cours, avec pour mot d'ordre: "L'Allemagne célèbre la 35e journée" du championnat, qui en compte 34... Le pays discute de sa puissance retrouvée sur la scène européenne, se félicite des réformes engagées à l'orée des années 2000 pour retrouver sa compétitivité et souligne la bonne santé de ses fleurons... en football, comme en économie. La chancelière Angela Merkel sera d'ailleurs présente à Wembley.
"Toute l'Europe a actuellement les yeux tournés vers la Bundesliga", estime Christian Seifert, le patron de ligue allemande de football (DFL). "Est-ce que nous sommes aujourd'hui le meilleur championnat du monde ? On le montrera dans les années qui viennent, si nous faisons preuve de constance", a-t-il dit, ajoutant: "nous pouvons en tout cas être fiers". Pour le "Kaiser" Franz Beckenbauer, légende du football germanique, "ce serait le bon moment pour montrer que les Allemands ont pris les commandes".
Samedi soir, la phrase restée célèbre de l'attaquant anglais Gary Lineker, au soir d'une défaite en demi-finale de l'Euro 1996, prendra en tout cas tout son sens: "le football se joue à 11 contre 11 et à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne".
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