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Le Muvman Liberasyon Fam plaide pour la décriminalisation de l’avortement

8 avril 2009, 20:00

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Le Muvman Liberasyon Fam plaide pour la décriminalisation de l’avortement

Le Muvman Liberasyon Fam (MLF) milite pour la décriminalisation de l’avortement. A ce sujet, ce mouvement demande une rencontre avec le Premier ministre et organisera un débat prochainement.

A ce titre, le MLF compte, très bientôt, soumettre une lettre au Premier ministre, Navin Ramgoolam. Une lettre où cette organisation demandera un rendez-vous avec le chef du gouvernement pour discuter de toute la question.

De plus, le MLF et Women in Networking (WIN) organiseront un débat sur l’avortement le 16 avril. Seront présents des membres de WIN, du MLF, une avocate et une universitaire, entre autres.

Selon Lindsey Collen, la femme mauricienne opte pour l’avortement trois fois en moyenne dans sa vie, avant de faire sa ménopause. «Ce qui fait que l’avortement est extrêmement commun. C’est de l’hypocrisie!», s’insurge la porte-parole du MLF.

«Nombreux sont ceux qui croient que si l’avortement est décriminalisé, les femmes en abuseront. C’est ce à quoi ils pensent tout de suite! Cela présuppose que dans leur tête, il y a une profonde misogynie», soutient celle-ci.

«Il faut comprendre que certaines femmes prennent la décision de se faire avorter avec une difficulté extrême. Pour elles, cette décision est un terrible fardeau. Car si elles se font avorter, c’est par obligation. Mais l’actuelle loi rend l’avortement tabou. Parce que c’est illégal, elles ne peuvent pas se faire conseiller pour trouver le meilleur pratiquant. Elles doivent alors emprunter le marché noir, rentrer dans l’inconnu, le secret…», explique Lindsey Collen.

A ses yeux, l’illégalité de l’avortement justifie dans un sens les mauvaises conditions sanitaires. Surtout que «plus une femme est pauvre, plus elle est exposée».

Elle soutient que l’acte n’est pas clair autant pour celle qui a de l’argent. C’est un «désastre médical même quand les conditions sanitaires sont bonnes». Puisque, souvent, les médecins qui procèdent à l’opération tiennent un langage obscur avec leurs clientes. Ils sont aussi contraints à travestir la vérité dans les documents légaux qu’ils doivent remplir, «pour se protéger».

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