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Accident mortel à Mon-Goût : le sergent Sanduth Muthoorah laisse deux enfants
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Accident mortel à Mon-Goût : le sergent Sanduth Muthoorah laisse deux enfants
Affecté à la Road Safety Unit, Sanduth Muthoorah est mort dans un grave accident vendredi soir. Il regagnait son domicile après son service quand sa moto a percuté un camion.
C’est la consternation chez la famille Muthoorah de Plaine-des-Roches. Sanduth Muthoorah est mort dans un accident de la route dans la soirée du vendredi 17 août 2012 alors qu’il rentrait du travail. Rattaché à la Road Safety Unit, le sergent de 35 ans était sur sa moto de fonction quand le drame s’est joué.
Sanduth Muthoorah avait intégré la force policière en 2001. Ses premières années de service, il les avait passées au poste de police de Pamplemousses avant d’être muté au poste de Piton. Quelques années plus tard, il est promu au rang de sergent et il est affecté à Plaine-des-Papayes. Amoureux de grosses cylindrées, il postule pour rejoindre la Road Safety Unit, décembre 2011, contre la volonté de son épouse.
«Je n’ai jamais voulu que mon mari rejoigne l’équipe des policiers à moto. Amateur de motos, mon époux a trouvé le moyen d’allier passion et métier. J’ai dû me faire une raison », confie Bindu Muthoorah, l’épouse du défunt policier. La jeune femme, une ancienne esthéticienne, tient sur ses genoux leurs deux filles, Nehareeka, 3 ans et Tedhurshvee, un an et demi.
La jeune femme raconte que son époux caressait le rêve de devenir avocat. Elle l’a d’ailleurs encouragé à se lancer dans des études afin de réaliser ses ambitions. «Il comptait commencer une formation et souhaitait se spécialiser dans les affaires criminelles », poursuit Bindu Muthoorah.
Yogeshwar Munthoorah, le cousin du défunt policier, se souvient, lui, des moments festifs où Sanduth Muthoorah ne manquait pas de distraire ses proches. «Il avait toujours le mot pour rire », affirme-t-il.
Outre ses deux petites et son épouse, Sanduth Muthoorah laisse également derrière lui une mère inconsolable, Padmavadee Muthoorah. La grand-mère, encore sous le choc, affirme qu’elle a perdu son époux en 2010 et qu’elle est incapable d’admettre que son fils de 35 ans est également décédé.
«Il avait la vie devant lui. Je n’ai plus de force mais il faudra lutter pour prendre soin de mes petits-enfants. Je n’arrive pas à comprendre », soupire la maman en pleurs. Elle attend d’ailleurs la visite de son aîné qui a fait le voyage du Canada pour être auprès de la famille.
 
 
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